En 1945, le Japon impérial capitule. Le militarisme et l’ultranationalisme semblent définitivement vaincus. Pourtant, quatre-vingts ans plus tard, leurs héritiers n’ont pas disparu : ils siègent au Parlement, influencent les gouvernements et travaillent à réécrire l’histoire. Andrew Bernard retrace cette longue reconquête. Dès la guerre froide, les États-Unis font de l’archipel un rempart contre le communisme et favorisent la réhabilitation des anciennes élites impériales. Autour du Parti libéral-démocrate prospèrent bientôt réseaux ultranationalistes, révisionnisme historique et nostalgie de l’ordre ancien. Des uyoku dantai à l’ère du Premier ministre Shinzō Abe, jusqu’à l’essor récent du Sanseitō, le livre met au jour les continuités derrière les m&e...
En 1945, le Japon impérial capitule. Le militarisme et l’ultranationalisme semblent définitivement vaincus. Pourtant, quatre-vingts ans plus tard, leurs héritiers n’ont pas disparu : ils siègent au Parlement, influencent les gouvernements et travaillent à réécrire l’histoire.
Andrew Bernard retrace cette longue reconquête. Dès la guerre froide, les États-Unis font de l’archipel un rempart contre le communisme et favorisent la réhabilitation des anciennes élites impériales.
Autour du Parti libéral-démocrate prospèrent bientôt réseaux ultranationalistes, révisionnisme historique et nostalgie de l’ordre ancien. Des uyoku dantai à l’ère du Premier ministre Shinzō Abe, jusqu’à l’essor récent du Sanseitō, le livre met au jour les continuités derrière les métamorphoses.
Réécriture des crimes de guerre, nativisme, conspirationnisme, antiféminisme, remilitarisation, remise en cause des droits humains : l’extrême droite japonaise adapte aujourd’hui ses vieux combats aux réseaux sociaux et tisse des liens avec les droites radicales européennes et américaines.
Loin d’être une singularité japonaise, cette histoire montre comment l’extrême droite peut se normaliser, conquérir les institutions de l’intérieur et déplacer, pas à pas, les frontières de la démocratie.