Universelle tyrannie

Massacres et génocides de l'an 1000 à l'an 2000

Collection : « Points cardinaux »

Auteur-e :

Parution : Octobre 2026
Pages : 240
Format : 150 x 210
ISBN : 979-10-399-0386-8

20,00 €

Présentation

Les persécutions ont bien été le trait dominant et la principale activité humaine du deuxième millénaire. Elles entraînent à analyser non seulement les types, formes et techniques de persécutions mais aussi et surtout à s’interroger sur les persécutés et les persécuteurs, les victimes et les bourreaux, ainsi que sur l’évolution des rapports qui s’établissent entre eux.
L’Histoire nous est présentée, dès l’âge scolaire, comme façonnée par une succession de chefs, princes, rois, empereurs, sultans, pachas, beys, vizirs, khans, führer, duce, caudillo, papes et califes, présidents, chanceliers, à la tête de peuplades, nations, États en perpétuelle instabilité au gré des conquêtes, croisades et guerres. Tous ces grands, à de très rares exceptions près, ont été d’épouvantables bourreaux prédateurs. Ils ont accumulé les persécutions qui ont constitué l’essentiel de leurs activités : invasions et guerres de conquête, croisades, djihads, guerres de religion, guerres civiles, coups d’État.
Le pire du 20e siècle a de multiples précédents : villes pillées, incendiées et détruites, populations civiles massacrées, torturées, déportées dans d’interminables marches de la mort, réduites en esclavage, femmes et enfants violés, vendus à l’encan, prisonniers exécutés… jusqu’à l’utilisation d’armes chimiques et bactériologiques, se retrouvent de tout temps et en tous lieux. 
Quant aux génocides, la pratique a précédé le concept, et tous sont à la fois comparables par certains aspects, et radicalement singuliers, que ce soit la terrifiante efficacité bureaucratique et industrielle de la destruction des Juifs d’Europe ou le dernier génocide du millénaire, celui des Tutsis du Rwanda qui, en 1994, fit 900 000 victimes en trois mois, et témoigne que dans les massacres de masse, la machette peut être aussi expéditive que la chambre à gaz.

D’un pessimisme radical, l’auteur nous invite à considérer les massacres, les guerres et les persécutions comme la trame de l’Histoire de l’humanité.