Parution : Novembre 2026 Pages : 192 Format : 210x210 ISBN : 979-10-399-0388-2
Présentation
Juillet 1936, l’Espagne populaire se lève contre la tentative de coup d’État militaire dirigé contre le gouvernement de la Seconde République. Automne 1936, le « camp républicain » se divise : les socialistes sacrifient le front aragonais en ne donnant pas d’armes aux anarchistes ; les communistes préparent la contre-révolution ; certains milieux dirigeants anarchistes de la CNT et de la FAI se recentrent et exhortent Buenaventura Durruti, l’une des figures de l’anarchisme espagnol, à accepter la militarisation des milices et à partir au secours de la capitale madrilène assiégée. Considérant que ce dernier est envoyé en terrain miné, sans moyens et sans effectifs suffisants, Juan García Oliver, l’un des ministres anarchistes, adresse aux responsables de la CNT-FAI un cinglant : &...
Juillet 1936, l’Espagne populaire se lève contre la tentative de coup d’État militaire dirigé contre le gouvernement de la Seconde République. Automne 1936, le « camp républicain » se divise : les socialistes sacrifient le front aragonais en ne donnant pas d’armes aux anarchistes ; les communistes préparent la contre-révolution ; certains milieux dirigeants anarchistes de la CNT et de la FAI se recentrent et exhortent Buenaventura Durruti, l’une des figures de l’anarchisme espagnol, à accepter la militarisation des milices et à partir au secours de la capitale madrilène assiégée. Considérant que ce dernier est envoyé en terrain miné, sans moyens et sans effectifs suffisants, Juan García Oliver, l’un des ministres anarchistes, adresse aux responsables de la CNT-FAI un cinglant : « Voulez-vous tuer Durruti ? ». La mort de Durruti résulte d’un faisceau de circonstances et de responsabilités que cet ouvrage aborde avec des documents et des aperçus inédits ou peu traités. Il retrace l’historique du slogan « Nous renonçons à tout sauf à la victoire », insidieusement attribué à Durruti et à partir duquel son prestige fut instrumentalisé pour donner la priorité à la guerre au détriment des conquêtes révolutionnaires.
Une attention particulière est portée à l’analyse des différentes versions entourant sa mort, le 19 novembre 1936.