Quand les lycéens prenaient la parole

Les années 68

Collection : « Les années 68 »

Auteur-e(s) : Didier Leschi, Robi Morder

Parution : Avril 2018
Pages : 304
Format : 150 x 210
ISBN : 978-2-84950-666-7

15,00 €

Présentation

Le 10 mai 1968, les étudiants ne sont pas seuls. Par milliers, les lycéens les ont rejoints dans la « nuit des barricades ». Ils créent la surprise et l’on découvre les Comités d’action lycéens.
Dans les 300 lycées occupés, ces jeunes qui n’ont pas encore le droit de vote s’organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de revendications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L’un des leurs, Gilles Tautin, y perdra la vie.
Au cours des « années 68 », le mouvement lycéen est à chaque fois plus massif, dans la rue et dans la grève. En 1971, les lycéens inventent « la coordination » et obtiennent la libération de Gilles Guiot. En 1973, contre la réforme des sursis militaires, ils fédèrent étudiants, collégiens et élèves du technique par centaines de milliers. On les retrouvera nombreux dans les comités de soldats et sur le Larzac. Ils symbolisent le « péril jeune » qui effraie tant les conservateurs.
Quand viennent la crise économique et le chômage, les revendications antiautoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales. Les réformes scolaires – celles des ministres Fontanet en 1974 et Haby en 1975 et 1976 – sont au cœur des luttes.
L’esprit de Mai 68 s’éloigne : la spontanéité et l’inventivité demeurent mais l’insouciance n’est plus. C’est un autre type de mouvement lycéen qui adviendra.
Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l’histoire de cette décennie qui a transformé l’enseignement secondaire. Les auteurs, qui ont vécu ces mouvements de l’intérieur, donnent des repères pour mieux comprendre le climat des années 68 et illustrent leurs propos de nombreux documents d’époque : photos, tracts, dessins, journaux.Le 10 mai 1968, les étudiants ne sont pas seuls. Par milliers, les lycéens les ont rejoints dans la « nuit des barricades ». Ils créent la surprise et l’on découvre les Comités d’action lycéens.
Dans les 300 lycées occupés, ces jeunes qui n’ont pas encore le droit de vote s’organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de revendications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L’un des leurs, Gilles Tautin, y perdra la vie.
Au cours des « années 68 », le mouvement lycéen est à chaque fois plus massif, dans la rue et dans la grève.
En 1971, les lycéens inventent « la coordination » et obtiennent la libération de Gilles Guiot.
En 1973, contre la réforme des sursis militaires, ils fédèrent étudiants, collégiens et élèves du technique par centaines de milliers. On les retrouvera nombreux dans les comités de soldats et sur le Larzac. Ils symbolisent le « péril jeune » qui effraie tant les conservateurs.
Quand viennent la crise économique et le chômage, les revendications antiautoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales. Les réformes scolaires – celles des ministres Fontanet en 1974 et Haby en 1975 et 1976 – sont au cœur des luttes.
L’esprit de Mai 68 s’éloigne : la spontanéité et l’inventivité demeurent mais l’insouciance n’est plus. C’est un autre type de mouvement lycéen qui adviendra.

Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l’histoire de cette décennie qui a transformé l’enseignement secondaire. Les auteurs, qui ont vécu ces mouvements de l’intérieur, donnent des repères pour mieux comprendre le climat des années 68 et illustrent leurs propos de nombreux documents d’époque : photos, tracts, dessins, journaux.

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