Quand les lycéens prenaient la parole

Collection : « Avant-première »

Auteur-e(s) : Didier Leschi, Robi Morder

Parution : Avril 2018
Pages : 192
Format : 150 x 210
ISBN : 978-2-84950-666-7

15,00 €

Présentation

Le 10 mai 1968, les lycéens créent la surprise en rejoignant par milliers les étudiants dans la « nuit des barricades ».
On découvre alors les Comités d’action lycéens (CAL).
Dans les manifestations, dans les 300 lycées occupés, de jour comme de nuit, ces jeunes qui n’ont pas encore le droit de vote s’organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de revendications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L’un d’entre eux, Gilles Tautin, y perdra la vie.
Au cours de ces « années 68 », le mouvement lycéen passe de la dépendance à l’autonomie et, toujours plus nombreux dans la rue et dans la grève. Il symbolise le « péril jeune » qui effrayait tant les conservateurs.
En 1973, la jeunesse lycéenne fédérera des centaines de milliers d’étudiants, de collégiens, d’élèves du technique contre la réforme des sursis militaires. On les retrouvera nombreux dans les comités de soldats et au Larzac.
Mais après le premier choc pétrolier vient la crise, le chômage. La contestation de l’ordre établi paraît moins virulente, les revendications anti-autoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales. Les réformes scolaires, celles des ministres Fontanet en 1974, Haby en 1975 et 1976, sont au cœur des luttes, et de plus en plus la question de l’emploi. Aux mouvements printaniers ont succédé les mobilisations d’automne.
Certes, la spontanéité, l’inventivité demeurent, mais l’insouciance n’est plus. 68 s’éloigne avec la succession des générations…
Des acteurs de l’époque, ces « élites obscures » comme les appellent le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier-mouvement social (éd. de l’Atelier), qui ont alors entre 16 et 18 ans, livrent leur témoignage sur le « moment 68 » : le cinéaste Joseph Morder raconte « comment j’ai eu mon bac en 68 » au lycée Turgot ; Colette Portman évoque les collégiennes des Comités d’action de l’enseignement technique ; Patrick Rozenblat (lycée Jacques-Decour, Paris) ; Jacques Syrieys (lycée de Rodez). L’historien Didier Fischer évoque le CAL de Rambouillet dont il a retrouvé les archives. Le livre donne également une grande place aux documents : tracts, dessins, journaux…

Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l’histoire de cette décennie qui a mis la jeunesse scolarisée sur le devant de la scène.

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«Les années 68»

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