Les ondes longues du développement capitaliste

UNE INTERPRÉTATION MARXISTE

Collection : « Mille Marxismes »

Auteur-e : Ernest Mandel

Parution : Novembre 2014
Pages : 252
Format : 150 x 210
ISBN : 978-2-84950-437-6

25,00 €

Présentation

Aboutissement de trente ans de recherche sur l’évolution du capitalisme comme forme de civilisation, cet ouvrage replace dans une perspective historique ses principales tendances économiques et sociales et ses relations avec les facteurs politiques. Il en analyse les différentes périodes et leurs fonctionnements spécifiques, alternance de phases expansives et phases récessives. Ernest Mandel introduit ici le concept novateur d’onde, plus exactement d’onde longue en lieu et place du terme de cycle. Un des éléments les plus importants de sa théorisation concerne les conditions de passage à une nouvelle phase expansive, à la reconstitution d’un « nouvel ordre productif ».

 

 L’auteur traite, entre autres, des dynamiques du taux de profit, de régulation du système, des révolutions technologiques et des cycles de la lutte des classes et des débats autour de ces questions. Sa thèse centrale est celle d’une dialectique entre les facteurs objectifs du développement historique, (les lois de l’économie) et les facteurs subjectifs (les mouvements sociaux, les secousses politiques, les révolutions) où ces derniers ont une relative autonomie. Pour Ernest Mandel, ceux-ci ne sont pas mécaniquement prédéterminés par les tendances fondamentales de l’accumulation du capital, des tendances du changement technologique, ou encore de l’impact de ces tendances sur le processus d’organisation du travail lui-même. Avec cet ouvrage, l’auteur nous propose une actualisation des travaux de Karl Marx en termes, non d’économie, mais bien de critique de l’économie politique qui s’organise autour de perspectives de rupture avec l’ordre/désordre du monde dominant.

Dans sa postface, Michel Husson illustre les analyses de l’auteur à la phase néolibérale actuelle du capitalisme. Son examen est mené selon deux fils directeurs. Le premier est que le capitalisme néolibéral correspond à une phase récessive et son trait spécifique essentiel est sa capacité à rétablir le taux de profit malgré un taux d’accumulation stagnant et des gains de productivité médiocres. Le second est que les conditions du passage à une nouvelle onde expansive ne sont pas réunies et que la période qui s’ouvre actuellement est celle d’une « régulation chaotique ».

Commentaires

Coédition avec les éditions M (Québec) et Léon Lesoil (Bruxelles)