Le brave soldat Chvéïk dans la guerre d'Irak

D’APRÈS JAROSLAV HASEK

Collection : « Côté cour »

Auteur-e : Pierre Grou

Parution : Novembre 2006
Pages : 64
Format : 120 x 200
ISBN : 2-84950-114-X

7,50 €

Présentation

«On se souvient que Chvéïk, citoyen tchèque, habite Prague, et vend des chiens volés lorsqu'il n'est pas militaire.
Que son créateur, Jaroslav Hasek, avait raconté son destin dans un long roman rédigé de 1920 à 1922, présenté en français en trois volumes distincts: Le Brave Soldat Chvéïk, Les Nouvelles Aventures du Soldat Chvéïk, et Les Dernières Aventures du Soldat Chvéïk (Gallimard). On y suivait l'itinéraire d'un obscur héros, engagé avec enthousiasme dans les péripéties de la première guerre mondiale. Ce personnage est hors du commun, d'abord parce qu'on se demande longtemps – sans jamais répondre – s'il est véritablement idiot ou seulement simulateur, ensuite parce que selon Roger Grenier, «il dénonce l'absurde en y adhérant de toutes ses forces, l'excès de zèle étant sa façon imparable de pratiquer le sabotage».
Qu'un peu plus tard, Bertolt Brecht prolongea les aventures de notre héros en écrivant de 1941 à 1944 la pièce de théâtre Schweyk dans la Deuxième Guerre mondiale (L'Arche).
Nous avons, pour notre part, montré ailleurs pourquoi et comment Chvéïk – ou son petit-fils – est réapparu au 21e siècle.
C'est en effet pendant l'année 2000, dans un contexte de mondialisation économique sans repères, sans morale, où la seule valeur proclamée est celle de la toute puissance de l'argent, qu'on a pu assister aux aventures de Chvéïk dans la mondialisation.
Et puis, en avril 2003, a éclaté la guerre d'Irak. Pendant l'été 2003 une évidence apparut: Chvéïk était avant tout un soldat et la République tchèque, membre de la «jeune Europe», avait décidé de participer au conflit. Le petit-fils de Chvéïk devait nécessairement être mêlé à la guerre d'Irak.
À l'automne, un schéma dramatique a vu le jour où notre brave soldat est entraîné sur l'itinéraire réel du contingent tchèque en 2003, au Koweït d'abord, en Irak ensuite.

L'atelier d'écriture qui avait fonctionné pendant l'épisode de la mondialisation s'est remis au travail et une fois encore grâce en particulier à Jaroslav Hasek et à Anne-Marie Favereau, un texte en a résulté. C'est celui qui est présenté ici», Pierre Grou.

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