Seuls les fous n'ont pas peur

SCÈNES DE LA GUERRE DE TRENTE ANS (1915-1945)

Collection : « Utopie Critique »

Auteur-e : Georg Scheuer

Parution : février 2002
Pages : 130 x 210
Format : 286
ISBN : 2-913-165-62-1

20,50 €

Présentation

Le récit autobiographique de Georg Scheuer s'ouvre sous les coups de feu de Sarajevo en 1914 et s'achève par les accords de Yalta en 1945. Fils d'un journaliste et d'une musicienne, sa sensibilité politique s'éveille tôt car en Autriche la Première République se transforme bien vite en dictature. L'austrofascisme chemine à l'ombre du Troisième Reich voisin.
Georg Scheuer milite d'abord aux Jeunesses socialistes puis aux Jeunesses communistes, mais le stalinisme l'amène à se tourner un temps vers Trotsky. Ses activités politiques clandestines conduisent à son arrestation en 1936 et à un procès pour «haute-trahison». Amnistié à la veille de l'Anschluss, il fuit vers Prague, puis Lille, Anvers et Paris où, en septembre 1938, il participe au congrès de fondation de la 4e Internationale.
Lorsque la guerre éclate, il est interné par le gouvernement Daladier comme tous les «ressortissants allemands». Il séjourne dans la fameuse tuilerie des Milles. Face à l'avance des Allemands, le camp est évacué. Il vit la débâcle à Bayonne, puis retrouve ses amis à Montauban. Continuer la fuite vers d'autres continents? L'entrée dans la clandestinité pour combattre les nazis est un choix pour ce petit groupe très soudé d'Autrichiens et d'Allemands. Faux papiers et caches à Lyon, à Marseille, et à Grenoble, avec le danger quotidien des rafles, des arrestations et des déportations. Le groupe, camouflé en unité de la Gestapo, réussira à faire s'évader la compagne de Georg de la prison des Baumettes ; mais d'autres camarades disparaissent pour toujours sous la terreur nazie.

La Libération de Paris en 1944 n'est pas pour autant la fin du cauchemar. Un premier voyage en Autriche en 1946 lui apporte la certitude que presque tous les siens ont été exterminés par les nazis. Plus tard, il apprendra l'arrestation par le NKVD soviétique de son camarade Karl, rescapé de Buchenwald…

Commentaires

Préface de Michel Cullin.
Postface de Christa Scheuer-Weyl.