Demain le syndicalisme

REPENSER L’ACTION COLLECTIVE À L’ÉPOQUE NÉOLIBÉRALE

Collection : « Comprendre et agir »

Auteur-e(s) : Louis-Marie Barnier, Christian Laval, Francis Vergne, Jean-Marie Canu

Parution : Février 2016
Pages : 132
Format : 115 x 190
ISBN : 978-2-84950-499-4

7,00 €

Présentation

Le néolibéralisme ne fait pas mystère de sa déclaration de guerre aux syndicats et du choix qui leur serait laissé : disparition ou soumission.
La concurrence généralisée qu'impose le néolibéralisme déstabilise le syndicalisme au point de compromettre la réalisation des tâches qui constituent sa raison d'être. Ces tâches portent d'abord sur la construction et la défense du « collectif » sans lequel il n’est pas de représentation légitime possible : le syndicalisme doit unifier un groupe autour d’un intérêt commun. La difficulté, quand la vocation syndicale en France est de représenter tout le salariat, est de se confronter à la division du salariat selon les multiples formes d’oppressions qui traversent la société. Aux coupures  anciennes (par exemple entre qualifiés et non qualifiés, entre hommes et femmes, entre jeunes et vieux), s’ajoute la fragmentation opérée par les dispositifs individualisants du management de la performance, dont l’un des effets est de dissoudre tout collectif.
Cet ouvrage analyse les nouvelles conditions de l'action syndicale : mise en concurrence généralisée, mondialisation, individualisation des situations, « dialogue social » réduit  à l'approbation de reculs sociaux imposés. Mêlant état des lieux et propositions,  les auteurs invitent à  dessiner  un autre avenir du syndicalisme, où loin d'être voué à l'effacement, il jouerait pleinement son rôle de fédérateur de résistances et de ferment d'alternatives.
Parmi les pistes de renouveau suggérées, on trouve l'exigence de faire davantage écho à la souffrance au travail et  d’affirmer une solidarité plus active et plus concrète avec les précaires et les chômeurs.  On y lit aussi la nécessité d’une  articulation  plus systématique avec les mouvements altermondialistes et les formes nouvelles de mobilisation et d'organisation qui sont apparues dans la dernière décennie.
Cette réinstitution syndicale globale doit  permettre aux salariés comme aux privés d'emploi de reprendre la parole sur les lieux de travail comme dans l’espace public et   de développer des espaces autonomes de culture et d'échange,  gages d'une démocratie réelle.  Car le syndicalisme,  pour être indépendant des partis politiques, doit être tout à la fois citoyen et international, renouant ainsi avec son objectif  d’émancipation et  d’auto-organisation sociale.

Cet ouvrage est un produit du travail collectif mené avec l'Institut de recherche de la FSU et plus particulièrement au sein du chantier «Politiques néolibérales et alternatives syndicales» auquel les auteurs participent.

 

 

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