Table des matières
Introduction, Pierre Zarka
À propos des représentations, René Mouriaux
À propos de la socialisation du désir, Emmanuel Terray
Hic rhodus, hic salta (ou : il faut oser franchir le pas),
Nicole-Édith Thévenin
Externalisations multiples du désir, Gérard Pommier
Retour sur Mai : prise de parole et communisme actuel,
Gérard Pommier
Le communisme marxiste et l’individu, René Mouriaux
Du désir comme un engagement commun, Alain Rebours
La position de sujet est un enjeu politique majeur :
l’exemple de la psychiatrie, Serge Klopp
La responsabilité, un « produit de haute nécessité », Yves
Laverne
Entre désir personnel et action politique : la prise de
parti…, Francis Sitel

Il pose la question : « Qui est le sujet politique ? ».
L’émancipation n’est pas seulement un objectif mais un processus qui commence ici
et maintenant. Si l’individu est mû par le désir, il n’est pas une monade
isolée sur elle-même, il est l’ensemble des relations sociales par lesquelles
il existe. Le désir individuel est donc ouverture au mouvement même de la
société et cependant l’intrication de l’individuel et du collectif ne
s’effectue pas de manière automatique ; les mobilisations du « tous ensemble »
ne sont pas la somme des individus qui les composent. La psychanalyse nous
apprend à déconstruire le mythe du sujet politique et met en évidence que c’est
la dépossession de soi qui le caractérise aujourd’hui. Le désir est cette
tension qui pousse l’individu à se mettre en mouvement et à faire écart avec la
normalité institutionnelle. L’absence de contradictions et d’adversité tue le
désir.