Table des matières
Table des matières
Avant-propos
Introduction. Quels enjeux pour l’agriculture et
l’alimentation ?
Les enjeux alimentaires
Les enjeux sociaux
Les enjeux écologiques
Les enjeux démocratiques et institutionnels
1. La PAC :
que retenir pour mieux la refonder ?
Les politiques agricoles : une histoire ancienne
La mise en place de la PAC et ses dérives
Le virage de 1992
De 1992 à aujourd’hui : le démantèlement
progressif des outils de régulation
2. La PAC,
à la recherche d’une légitimité perdue
Quelle est la légitimité économique de la PAC actuelle ?
Quelle est la légitimité sociale de la PAC actuelle ?
Quelle est la légitimité environnementale de la PAC actuelle ?
Quelle est la légitimité internationale de la PAC actuelle ?
3. Pour une nouvelle politique agricole et alimentaire commune
Crise alimentaire, crise globale :
transformer nos modes de production et de consommation
Qu’est-ce que l’Europe devrait porter au niveau mondial ?
Quelle politique agricole et alimentaire commune ?
Et quels liens avec les autres politiques concernées ?
5. Conclusion
Une chance historique
Un mouvement européen pour la souveraineté alimentaire et
pour changer la politique agricole, alimentaire et rurale de l’Europe est en
marche
Une multitude d’initiatives pour changer les modes de
production et de consommation
Nous avons besoin de victoires… et de solidarité

2013, fin de la politique agricole commune (PAC) de l’Union
européenne ? Très bien, pourrait-on se dire. Car après tout, ses dégâts
sociaux, environnementaux et sur les pays du Sud ne justifient peut-être pas
les 50 milliards annuels de cette politique européenne. Mais c’est vite oublier
que la PAC,
fondée il y a 50 ans, avait d’autres objectifs : assurer la sécurité
alimentaire, la stabilité des marchés et des prix raisonnables pour les paysans
comme pour les consommateurs. Pour cela, il fallait mettre en place une
régulation forte des marchés au niveau européen. À qui profite à présent son
démantèlement, sur fond de libéralisation des marchés agricoles ? Aux pays
exportateurs les plus riches, qui ont contraint les pays pauvres à supprimer
leurs protections aux frontières, tout en versant des subventions massives à
leur agriculture exportatrice. Aux multinationales, qui peuvent maintenant
s’approvisionner à moindre coût. 2008 aura été marquée par la crise mondiale
des prix alimentaires et les « révoltes de la faim ». L’Union européenne n’en
est-elle pas une des premières responsables, elle qui se tient aux avant-postes
de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire
international, chantres de la dérégulation des marchés agricoles ? Le
démantèlement de la PAC
est une des pièces centrales de ce jeu mortifère. Le mythe néolibéral est à
bout de souffle. Il ne peut résoudre les graves crises planétaires qu’il a
créées. Refonder la PAC
en faveur d’une agriculture paysanne, écologique et pourvoyeuse d’emplois et
d’une alimentation de qualité pour tout le monde : ce n’est pas une utopie,
c’est une nécessité, face aux crises alimentaire, écologique et
économique. Des alternatives crédibles
existent: Elles impliquent le respect du droit de souveraineté alimentaire et
une régulation internationale des échanges, basées sur la solidarité et la
préservation des ressources naturelles. Ce livre met en avant ces alternatives,
portées par de plus en plus d’organisations citoyennes, de paysans et de
chercheurs.