Table des matières
Avant-propos, par Bernard Suchecky
Préface, par Isaac Deutscher
Mon enfance
Le printemps vient
Le printemps
Le reflux
La brume s’épaissit
Ma première grève
Je deviens bundiste
Ma première manifestation du
1er mai
Ma deuxième grève
La conférence du Bund varsovien
(juillet 1912)
La grève de mon père
Le Jardin saxon
Ma première arrestation
À la Pawiak
Mon procès
Mon transfert à la prison de Praga
Ma libération
Journées historiques pour le peuple juif
Mon premier voyage clandestin
À Paris, sans toit
La guerre approche
La guerre
Je quitte Paris
Je regagne Paris
La révolution de février
En Russie
La révolution d’Octobre
Contre Kornilov
De retour à Moscou
Mon voyage en Ukraine
À Varsovie
Je deviens membre du Parti communiste
Membre du Comité militaire
révolu-tionnaire
La peine de mort
En route pour l’Union soviétique
Mon arrestation à Brest-Litovsk
Une autre arrestation
De prison en prison
Le procès de Grodno
La prison de Lukiszki
De retour à Bialystok
Sur le chemin de ma libération
Vagabondages
À l’École Lénine
La collectivisation forcée
La décision
De retour
Nous construisons une fraction
Notre opposition
Arrestation à Vienne
Mon deuxième voyage à Paris
De retour à Varsovie
À Paris pour la troisième fois
Postface de l’auteur
Biographies
Lexique des organisations politiques
Iconographie

« Après
la révolution, la vie est devenue un bivouac » écrivait Léon Trotsky en 1924.
Comment qualifier plus éloquemment la vie d’Hersh Mendel Sztokfisz, né à
Varsovie en 1890 et éveillé à la conscience sociale par la révolution russe de
1905 ?
Hersh
Mendel passe son enfance dans les quartiers juifs -populaires de Varsovie dont
les habitants souffrent à la fois de la misère et de l’antisémitisme. Dès son
plus jeune âge, il travaille de longues heures dans l’atelier misérable de son
père.
Bundiste
à Varsovie, anarchiste à Paris, soldat de l’Armée -rouge en Ukraine, communiste
puis trotskiste en Pologne et à Paris et sioniste prolétarien à Tel-Aviv,
l’auteur incarne une génération d’ouvriers juifs qui s’est lancée « à l’assaut
du ciel » durant près d’un demi-siècle.
Les
pages qu’Hersh Mendel consacre à son passage dans -l’Armée rouge font écho aux
nouvelles d’Isaac Babel. Ses souvenirs sur la pègre juive de Varsovie, sur le
combat et la popularité du Bund, sur l’aventurisme du Parti communiste de
Pologne et sur l’opposition des trotskistes polonais sont autant de
découvertes.
Ce
récit contribue à réhabiliter un inconnu, le prolétaire juif d’Europe orientale
et centrale, que la mythologie juive contemporaine rejette à sa périphérie et
travestit soigneusement.
Quant
au mouvement ouvrier, si friand de symboles et de -commémorations, il
n’entretient nulle part le souvenir de ce prolétariat juif qui n’a pas seulement
été battu mais purement et simplement rayé de la carte avant de l’être de
l’histoire.