Table des matières
Avant-propos
Chapitre 1. Fils de la guerre et de la Margeride (1939-1957)
Mécanisme de la mémoire
Une identité régionale
Rigorisme et intégrisme
L’arrachement
Chapitre 2. L’éloignement de Dieu et l’horizon des hommes (1957-1964)
Marx a réponse à tout
Dieu, les hommes et l’Algérie
L’UNEF, et la grande guerre des « majos » et des « minos »
Corpo de lettres
L’âge adulte
Chapitre 3. Du Nord ouvrier à la révolution impossible (1964-1969)
Enseigner…
La classe ouvrière en sa réalité
Le Nord en ses cultures
Jours de Mai à Saint-Amand
Une révolution avortée
Chapitre 4. Les certitudes optimistes (1969-1981)
Banlieue nord de l’Ile-de-France
« Jules Ferry »
Militant au Val d’Oise
Au conseil général du Val d’Oise
Chapitre 5. Interrogations (1970-1983)
Voyages en Europe
Europe et socialisme réel
« L’union est un combat »
Vers la société du spectacle
Chapitre 6. Vers d’autres horizons (1981-2001)
La rupture
De l’École normale à l’IUFM
L’histoire en objectif
Chapitre 7. D’autres horizons encore
Identités et dérives
Comment ne pas faire carrière
Notre mère l’Afrique
Chapitre 8. 21e siècle
Un autre monde est nécessaire
Un autre univers est possible
Libido dominandi
On est encore loin du compte
Et s’il faut une conclusion…

Né en 1939, fils de la guerre et de la Margeride, Francis Arzalier raconte ici sa vie, ses engagements et ses combats d’enseignant d’histoire et de militant communiste. C’est un récit prenant, vivant, fait de chair, de colères, d’un homme qui affronte ses contradictions et celles de son siècle sans jamais perdre sa foi militante. « Nous sommes-nous trompés ? Bien sûr ! J’en connais qui ne l’ont pas fait, étant toujours restés prudemment sur le bord de la route, à regarder passer l’histoire. J’ai la faiblesse de penser qu’ils eurent toujours tort et qu’il ont toujours ignoré cette plénitude heureuse de l’action, la seule vie valant d’être vécue, peut-être. Être un peu historien apprend peu à peu qu’au-delà des méthodes scientifiques bien nécessaires, on ne redit pas le passé mais on le réinvente, avec modestie : et cette reconstruction de ce qui ne sera plus - si humble et prudente soit-elle - est cependant si nécessaire, si utile à nous-mêmes. En la faisant, nous vérifions avoir vécu et laissé quelques traces quand nous guette le vertige désespérant du néant anonyme : toute écriture du passé est d’abord une thérapeutique, une lutte contre la mort, qu’on ne veut pas savoir perdue d’avance… et qui ne l’est peut-être pas toujours. Car le message sera quelquefois utile à d’autres, vivants ou à naître. Certaines bouteilles à la mer parviennent finalement à leur destinataire. Nous en avons tous connu qui ont changé notre existence, et le monde. »