Traces d’une vie dans la mouvance du siècle

Collection "Des paroles en actes"

Auteur: Colin Madeleine

Parution : février 2007
Pages : 208 pages
Format : 130 x 210
ISBN : 978-2-84950-133-7


Table des matières

Préface de Bernard Thibault

Avertissement de René Mouriaux

Avant-propos

Chapitre 1. Racines

Les parents. La maison

Premières humiliations

La guerre

Contestations adolescentes

 

Chapitre 2. Le travail. L’engagement

Les fractures

Premières armes

Secrétaire de la CGT

Les militants syndicaux et les femmes

 

Chapitre 3. Féminisme et démocratie

Secteur féminin et féministe

Un air de liberté ?

L’affaire d’Antoinette

Le club Flora Tristan

 

Chapitre 4. Les choses du cœur

Les coups de cœur, les crève-cœur

La maternité, ma fille

Les amitiés. L’amitié

Épilogue

 

Annexes.

Manifeste des 30

Le Club d’études et de recherches féministes Flora Tristan

Lettre adressée aux adhérentes et à des collaboratrices du club

Antoinette

 

 

Présentation

Dans cette autobiographie, ce n’est pas sa propre histoire que Madeleine Colin entend raconter, mais celle des femmes en lutte dont elle fut, parmi d’autres : ouvrières et employées, travailleuses et femmes, deux fois opprimées donc.
Elle raconte son itinéraire. Jeune parisienne qui voulait devenir institutrice et qui est devenue postière. Résistante pendant l’Occupation, elle sera syndicaliste et dirigeante de la CGT.
Elle sera aussi féministe. Elle croît en effet dur comme fer qu’une femme doit se rendre maîtresse de son destin. Cette conviction, elle s’emploiera à la faire partager à la fois par la masse des travailleuses et par son organisation.
Employée des Postes avant-guerre, elle raconte le harcèlement sexuel dans les Postes où, note-t-elle « le droit de cuissage n’était pas si loin que cela… » et ne pardonne pas au Front populaire de ne pas avoir accordé le droit de vote aux femmes alors même que les ouvrières et les employées étaient aux avant-postes du mouvement gréviste : « Cela prouve assez, écrit-elle, que les hommes dits “de progrès”, voire révolutionnaires, n’inscrivent pas de facto dans leurs objectifs immédiats, quand ils ont le pouvoir, l’éradication des injustices qui frappent la moitié féminine de la population. »
Elle évoque dans un chapitre les relations du syndicalisme aux femmes faites de paternalisme et de machisme et souvent, malgré tout, d’une certaine ambivalence vis-à-vis du rôle des femmes à mesure que l’emploi féminin progresse.
Avec le journal de la CGT en direction des femmes, Antoinette, elle se fera, non sans mal, dans la CGT l’écho et le relais des grandes causes féministes des années 1970 et des aspirations à un syndicalisme différent. C’en était trop. Le magazine est « normalisé » et les équipes dispersées à la fin des années 1980. Une autre époque commence.
Le récit de Madeleine Colin s’arrête à l’aube des années 1990. Elle revient sur son itinéraire, sur ses rencontres, ses batailles et livre quelques clés pour l’avenir.

Commentaire

Préface Bernard Thibault
Avertissement René Mouriaux




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