La colonisation, la loi et l’histoire

Collection "Des paroles en actes"

Coordinateurs: Manceron Gilles, Liauzu Claude

Parution : mars 2006
Pages : 184 pages
Format : 130 x 210
ISBN : 2-84950-087-9


Table des matières

Préface

Quatre lois de nature très différente, Henri Leclerc

 

Introduction

Sans repentance, ni amalgames, ni mépris des victimes : Refusons toute histoire officielle, Claude Liauzu et Gilles Manceron

 

Première partie

Les origines et la genèse d’une loi scélérate, Valérie Esclangon Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault

 

Deuxième partie

Les réactions à cette loi et la défense de l’autonomie de l’enseignement et de la recherche, Gilles Manceron et François Nadiras

 

Troisième partie

Réflexions sur l’histoire et l’enseignement de la colonisation

L’histoire de la colonisation : pour quoi ?, Claude Liauzu

Quelle histoire de la colonisation enseigner ?, Valérie Esclangon Morin

Le fait colonial, les lois de mémoire et l’enseignement, Sophie Ernst

Et si l’esclavage colonial faisait histoire nationale ?, Myriam Cottias

Quelques réflexions pour contribuer à l’enseignement de l’histoire de la traite et de l’esclavage des Noirs dans les colonies françaises, Éric Mesnard

Les stèles de la honte et la mémoire des enseignants victimes de l’OAS, Jean-Philippe Ould-Aoudia

L’historien, le philosophe et le politique, Jocelyne Dakhlia

 

Annexes :

Deux articles publiés par Madeleine Rebérioux dans L’Histoire et dans Le Monde

Textes de loi relatifs à la mémoire et à l’histoire

 

Notes

Les auteurs

 

Présentation

 

La loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation envers l’œuvre des Français outre-mer et les souffrances des rapatriés, dispose, dans son article 4 que « les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif » de la colonisation. L’article 3 crée une Fondation pour la mémoire et l’histoire de la guerre d’Algérie qui sera chargée d’animer les études dans ce domaine. Un mouvement de protestation des historiens, appuyé par les syndicats d’enseignants, la Ligue des droits de l’Homme, la Ligue de l’enseignement, a réagi à cette loi. Mais les députés de la majorité ont refusé le 29 novembre d’abroger son article 4. Même supprimé par Jacques Chirac, il représente une menace pour la liberté des chercheurs et des enseignants. Il impose une vision de l’histoire dans laquelle des millions d’élèves de toutes origines ne peuvent pas se reconnaître. Il suscite des réactions de rejet dans les pays anciennement colonisés et porte atteinte aux échanges scientifiques et culturels avec eux.

Ce livre s’efforce d’analyser les problèmes posés par ces deux articles. Dans quelles conditions ont-ils été préparés et adoptés, sous l’action de quels groupes de pression ? Quelles en sont les conséquences pour une discipline qui occupe une place importante dans notre système scolaire et universitaire ? Où en est-on des recherches et de l’enseignement en matière d’histoire de la colonisation ?

Toutes ces questions appellent des mises au point et des débats apaisés sur les problèmes scientifiques et pédagogiques posés afin que l’histoire puisse s’écrire librement et que l’école ne devienne pas l’instrument d’intérêts particuliers rétrogrades.

Commentaire

Cet ouvrage est publié avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme (www.ldh-france.org/), de la Ligue de l’enseignement, de la FSU et de son Institut de recherche (http://institut.fsu.fr/), de l’UNSA-Éducation et de l’Association des amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et de leurs compagnons.



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