 |  | Mémoires algériennesCollection "Erasme" Coordinateurs: Kadri Aïssa, Prévost Gérard
Parution : septembre 2004 Pages : 170 pages Format : 130x 210 ISBN : 2-84950-024-0
Table des matièresIntroduction, Gérard Perreau-Bezouille
Avant-propos, Gérard Prévost
L'histoire des bidonvilles, Aïssa Kadri
Entre mémoire et histoire : un témoignage sur la politisation de l'immigration maghrébine en France, Mohammed Harbi
La main-d'oeuvre algérienne dans l'industrie automobile ou les oubliés de l¹histoire, Laure Pitti
Les caractères originaux de l'histoire de l'immigration algérienne, René Gallissot
Mémoire ouvrière, mémoire de l'immigration, Gérard Prévost
L'immigration en France, une pauvreté " exotique ", Abdelmalek Sayad
 La connaissance des processus migratoires se renouvelle aujourd’hui dans le cadre d’une mondialisation problématique. Il est donc important de revenir à l’espace temps des années d’après-guerre pour éclairer les enjeux actuels. Les textes livrés ici en hommage au sociologue Abdelmalek Sayad, à partir d’un lieu emblématique s’il en est Nanterre , reviennent sur le sort fait pendant longtemps à l’immigration algérienne, sur ses luttes sociales et politiques. Ils sont de ce point de vue d’une brûlante actualité. Abdelmalek Sayad a, mieux que quiconque, mis en avant la gravité et la force explicative des « mémoires immigrées », multiples, différenciées, entrecroisées, que les historiens peinent à constituer en archives ; des mémoires tourmentées, expression de contradictions, de processus de domination, enveloppées aujourd’hui par les intérêts d’États, et se manifestant de manière plus vive selon les contextes, en fonction des intérêts catégoriels et des enjeux du moment. En témoin avisé des effets sociaux de la colonisation française en Algérie, depuis ses premiers travaux avec Pierre Bourdieu, Abdelmalek Sayad s’est consacré pendant près de trente ans à produire une socio-ethnographie de l’immigration algérienne, dans ses déterminations et ses conséquences, et dans ce qu’elle dit de toute immigration. On peut à la suite d’Abdelmalek Sayad qui écrit, en conclusion du texte inédit en France publié dans le présent ouvrage, que les « travailleurs coloniaux sont avant tout des colonisés, et qu’à ce titre ils représentent un véritable risque politique et un danger de subversion », affirmer que la gestion des immigrés continue d’être perçue au prisme du regard et d’une politique de contrôle sécuritaire.
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