Table des matières
Chapitre 1
Introduction à deux théories suspectes ….......................................... 5
Chapitre 2
Effets réels et autres ……..................................................................... 13
Chapitre 3
Esprit et cerveau ……............................................................................. 29
Chapitre 4
Causalité ? Origination ? ……............................................................ 47
Chapitre 5
Nos actions ……................................................................................ 69
Chapitre 6
Neurosciences et théorie quantique ……............................................. 81
Chapitre 7
Une balle dans le pied ? ….......................................................….. 99
Chapitre 8
Intransigeance et désarroi ……................................................. 111
Chapitre 9
Compatibilisme et incompatibilisme ….......................................…. 129
Chapitre 10
Affirmation …….................................................................................. 149
Chapitre 11
Les peines, la société, la politique …............................................…. 161
Chapitre 12
Et pourtant ….......................................................................……. 171
Glossaire ...........................................................................……. 185
Suggestions de lecture .............................................................….. 191
Références bibliographiques …….................................................... 193
Index des noms ….........................................................................…. 201

Sommes-nous libres ? Sommes-nous déterminés à faire les choix que nous
faisons, à agir comme nous agissons ? Une grande partie de la
philosophe occidentale s’est employée à défendre la thèse du libre
arbitre – offrant ainsi à l’Homme la croyance rassurante d’une maîtrise
de son destin. Cependant, un autre courant de pensée (Hobbes, Spinoza,
pour ne citer qu’eux) a fait valoir que l’Homme ne saurait se placer
hors de la nécessité qui régit l’univers. Sauf à excepter l’Homme de la
nature et de ses lois, on voit mal comment il pourrait ne pas en
dépendre. Pour le philosophe Ted Honderich, comme pour ses illustres
prédécesseurs, le déterminisme – qui n’est ni le fatalisme, ni la
prédétermination, au sens théologique – apparaît comme une thèse
raisonnable. Ted Honderich renouvelle les arguments en faveur du
déterminisme en s’appuyant sur les savoirs de notre temps,
principalement les neurosciences.
Cependant, si la raison nous oriente vers le déterminisme, cette thèse
ne continue-t-elle pas à nous effrayer ? Le déterminisme a toujours été
dépeint par les partisans du libre arbitre comme une prison de l’âme. à
cela, Ted Honderich répond d’une part que le coût ontologique du libre
arbitre est exorbitant, d’autre part que, contrairement aux apparences,
l’humanisme n’est pas du côté que l’on croit : la fiction morale du
libre arbitre ne garantit pas les conditions d’une société juste. Dans
un chapitre consacré à la théorie de la justification des peines, Ted
Honderich propose une remise en cause radicale de notre rapport au
crime, sous l’éclairage du déterminisme. Si l’on ne considère pas que
les individus ont une souveraineté totale sur leurs décisions, alors
une bonne partie de la justification sociale actuelle du système pénal
cesse de valoir.
En dépit d’un socle théorique aussi probant, Ted Honderich n’en
reconnaît pas moins notre besoin existentiel de liberté, pour penser
nos propres actions et certaines modalités de notre rapport aux autres,
comme la gratitude. Il propose une version inédite du déterminisme qui
fasse justice à notre besoin vital d’agir comme si nous étions libres.
VOIR LE SITE INTERNET DE TED HONDERICH.