Table des matières
Pierre Poirier (philosophe, université UQAM, Québec) & Luc Faucher (philosophe, université UQAM, Québec)
Introduction. Philosophie et neurosciences : chronique d’une retrouvaille
Partie 1 : Philosophie des neurosciences
Antti Revonsuo (psychologue, université de Turku, Finlande)
Sur la nature des explications dans les neurosciences
Carl Craver (philosophe, université de St-Louis, USA)
Fonctions et mécanismes dans les neurosciences contemporaines
William Bechtel (philosophe, université de Californie, USA)
L’épistémologie des données en neurosciences cognitives
Jennifer Mundale (philosophe, université de Floride, USA)
Faire l’impossible avec les cerveaux
Valerie Gray Hardcastle (philosophe, université de Virginie, USA) & Matthew Stewart (département d’otolaryngologie, université du Texas, Galveston)
De la localisation neuronale et autres illusions
Elizabeth Ennen (philosophe, université du Vermont, USA)
Incrémentalisme cognitif : une approche neurophilosophique
John Bickle (philosophe, université de Cincinnati, USA)
Vous avez dit réalisation multiple ? Je réponds neurosciences moléculaires
Robert McCauley (philosophe, université d’Atlanta, USA)
De la réduction d’une science
Maurice Schouten (philosophe, université de Tilburg, Hollande)
L’engramme et au-delà : l’élimination de la consolidation
Eric Racine (philosophe, IRCM, Montréal)
Tendances récentes en neuroéthique
Partie 2 : Neurophilosophie
Joëlle Proust (philosophe, CNRS, Paris) & Élisabeth Pacherie (philosophe, CNRS, Paris)
Neurosciences et compréhension d’autrui
Patricia S. Churchland (philosophe, université de Californie, USA)
Que peut nous enseigner la neurobiologie au sujet de la conscience ?
Jean-Noël Missa (philosophe, université libre de Bruxelles, Belgique)
Que peut-on espérer d’une théorie neuroscientifique de la conscience ? Plaidoyer pour une approche évolutionniste
Susan Hurley (philosophe, université de Bristol, G-B) & Alva Noë (philosophe, université de Californie, USA)
Plasticité neuronale et conscience
Rick Grush (philosophe, université de Californie)
Le soi, le monde et l’espace : signification et mécanismes des représentations spatiales égo- et allocentriques
Pete Mandik (philosophe, université du New Jersey, USA)
L’exploit neurologique de l’objectivité
Pierre Jacob (philosophe, CNRS, Paris)
Pincer les objets et les percevoir
Les auteurs
Index des noms

Qu’est-ce que penser, voir, percevoir, concevoir, connaître ? Ces questions classiques de la philosophie demeurent les jalons cruciaux des interrogations les plus contemporaines sur le cerveau. Autre question d’une portée considérable : comment relier nos émotions, nos affects, nos sentiments, nos actions, notre volonté, etc., à des états physiques et chimiques des neurones ? Et avant même cette question : a-t-on les moyens épistémologiques, et expérimentaux, de considérer comme légitime une telle réduction ? Longtemps la philosophie «spéculative» eut à garder – jalousement – les clés de ce vaste territoire et il en résulta que l’esprit ne pouvait être qu’une terra incognita… Longtemps une certaine philosophie eut cependant l’inclination requise envers les sciences, avec néanmoins de nombreux freins – ne serait-ce que l’absence d’un lexique commun – qui empêchaient que les protagonistes en jeu puissent travailler ensemble. Mais depuis quelques décennies, l’essor des neurosciences a donné un cours nouveau à la façon d’aborder ces domaines. Dès lors, un dialogue s’instaure entre ces (neuro)sciences – en soi pluridisciplinaires – et cette philosophie. Il en a résulté la naissance de deux disciplines nouvelles, la philosophie des neurosciences et la neurophilosophie.
Le recueil coordonné par Pierre Poirier et Luc Faucher offre un choix de textes d’auteurs réputés, majoritairement de langue anglaise, mais pas ou peu traduits en français. Une lacune est donc heureusement comblée grâce à ce livre, qui expose avec force détails et exemples l’intensité des débats et des enjeux théoriques.