Table des matières
Introduction
Comité d’initiative de l’Atelier Pierre Vilar
Première partie. Pierre Vilar aujourd’hui
Actualité de Vilar, actualité du marxisme
Josep Fontana
Une histoire sociale « totale » : rigueur théorique et science du réel chez Pierre Vilar
Michel Vovelle
Deuxième partie. Analyse historique, analyse des structures des sociétés
Pierre Vilar et l’analyse historique
Rosa Congost
Approches marxistes et critique de l’histoire « idéaliste »
Claude Mazauric
La notion de mode de production chez Pierre Vilar
Guy Lemarchand
Production, productivité et prix dans l’histoire en construction de Pierre Vilar
Pablo F. Luna
Discussion
sous la direction de Maurice Aymard
Troisième partie. L’historien sur le terrain
Pierre Vilar et l’Espagne : un terrain d’expérimentation
Jacques Maurice
L’État brésilien (1930-1954) dans l’approche de la conception vilarienne
de la question nationale
Marcia D’Aléssio
Les modes de production à l’épreuve des rapports de production réels :
capitalisme et salariat en Amérique latine
Jean Piel
Quatrième partie. Histoire et sciences sociales : critiques et construction
Les phénomènes de population dans l’analyse historique de Pierre Vilar
Arón Cohen
Histoire et économie dans l’œuvre de Pierre Vilar
Miriam Halpern
Pierre Vilar et l’histoire sociale
Bernard Vincent
Utopie d’un projet et contrainte d’une pratique : l’art social en France
entre deux révolutions
Laura Malvano
Discussion
Sous la direction de Maurice Aymard
Cinquième partie. L’historien et l’enseignement de l’histoire
Aperçus de la valeur exemplaire, pour des jeunes chercheurs, de l’attention
portée par Pierre Vilar au vocabulaire de l’analyse historique
Bernard Péloille
Les apports théoriques, conceptuels et pratiques de Pierre Vilar aux processus
d’enseignement et d’apprentissage de la discipline historique
Luis Carlos Ortiz
Bibliographies et index
Bibliographie générale
Principales publications de Pierre Vilar citées par les communications
Index des noms
Index thématique

L’un des objectifs principaux de cet ouvrage est de souligner que la réflexion historique peut être utile à tous ceux qui cherchent à mieux comprendre le monde contemporain et à mieux situer ses évolutions. À condition, bien entendu, de sortir des sentiers battus de l’histoire-anecdote et d’assumer les défis de l’histoire-intelligence et de l’histoire-comphéhension, pour examiner les transformations socio-économiques qui s’opèrent sous nos yeux. Car il faut le rappeler sans cesse : l’un des progrès majeurs de la discipline historique au 20e siècle (il a eu lieu d’ailleurs en France) a été justement de préciser que l’objet central de l’histoire est l’étude des sociétés et de leurs changements.
Ce livre réunit la quinzaine de communications présentées le 1er octobre 2004 à Nanterre, dans le cadre de l’Atelier Pierre Vilar, pour une histoire en construction. Il retranscrit également, en deux parties, les interventions du public ainsi que les discussions suscitées et animées par les participants.
Ce faisant, cet ouvrage voudrait par la même occasion donner un coup de projecteur à la manière originale dont la discipline historique a été développée par Pierre Vilar, tout au long de sa vie. Celui-ci, rappelons-le, a bâti une œuvre basée sur le travail rigoureux, l’érudition et la réflexion historienne, loin des conformismes (d’où qu’ils viennent), tout en évitant les modes historiographiques et en écartant les injonctions des diverses conjonctures intellectuelles. Mais il l’a également fait en s’appuyant, ainsi qu’il le disait lui-même, sur la seule théorie qui permet en même temps de penser les faits sans évacuer l’histoire et de les comprendre dans leur évolution et complexité, c’est-à-dire, la théorie marxiste.