 |  | Table des matièresLes enjeux
Première partie. Le procès, espace de démocratie compassionnelle
Outreau : une justice très ordinaire…
La victime, sujet de droit ou objet politique ?
Le procès, espace juridique ou compassionnel ?
La Belgique, après l’affaire Dutroux
La justice est-elle thérapeutique ?
La justice belge face à la criminalité sexuelle
Deuxième partie. L’hypocrisie est-elle soluble dans la répression ?
Le sexe et l’obéissance
La censure, pour se cacher de soi-même
De l’art à l’arbitraire
Le long chemin de la dépénalisation de l’homosexualité
Prostitution : comment fabriquer des sous-citoyen-nes avec bonne conscience
Les crimes imaginaires de la pornographie
Troisième partie. Une figure de l’interdit : le mariage homosexuel
En finir avec les guerres de religion
Vers l’ouverture du mariage civil Le statut des couples hétérosexuels, un privilège injustifiable dans une société démocratique
Sexe et justice, motion du 38e congrès du Syndicat de la magistrature
 Les dérives du droit et de la justice en matière de répression de la délinquance sexuelle ont des effets cruels. L’affaire d’Outreau n’est peut-être pas un simple dysfonctionnement, mais la figure emblématique d’une justice résignée à l’oubli de ses grands principes, sous la pression d’une législation de plus en plus répressive et d’une opinion publique de plus en plus sensible au populisme pénal. La démocratie compassionnelle prime de droit.
Au-delà des prétoires, la répression prospère dans la plus grande hypocrisie. La censure et l’autocensure s’imposent. La panique morale commande une pénalisation accrue de la prostitution et de la pornographie.
Peut-on dans ces conditions envisager un droit qui ne serait que le reflet d’une éthique sociale minimale, qui demeurerait neutre à l’égard des conceptions du bien personnel ?
L’ouvrage est construit à partir de réflexions initiées lors d’un colloque organisé par le Syndicat de la magistrature qui a eu lieu le 26 novembre 2004 au palais de justice de Paris.
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