Table des matières
Introduction :
Quelques lignes en guise de rappel
Le monde en 1905 (J.-M. Schiappa)
1re partie
La séparation avant la loi - La séparation des Églises et de l’État a-t-elle existé - réellement sous la Révolution française De la déchristianisation à la première séparation de l’Église et de l’État - Le Concordat Blanqui en 1848 (M. Dommanget) Contre la loi Falloux (V. Hugo) - Ernest Hendlé, un sage laïque de la République La 1re Internationale La Commune et la séparation de l’Église et de l’État Une levée en masse souvent ignorée : - 1866-1872, la pétition pour la laïcité de l’École de Jean Macé et Emmanuel Vauchez
2e partie
Protagonistes et événements
Lois et décrets laïques des années 1901-1905, expansion du - rationalisme : Conséquence sur l’Église catholique - La journée du 17 mai 1903 - Le Petit Père Combes La démission de monseigneur Le Nordez : - Un fait décisif de la scission entre la France et le saint-siège - Associations et congrégations, Waldeck-Rousseau - Ferdinand Buisson, séparatiste radical - Aristide Briand après le vote - Le communisme libertaire (S. Faure) - Pas d’autre issue (J. Jaurès) - 1905 : La fondation de la SFIO - Jean Allemane et la Libre Pensée - Syndicalisme, loi de séparation : Une osmose - 1871-1905 : Les enseignants à la conquête de leur - indépendance, Laïcité et doit syndical - La franc-maçonnerie française en 1905 - Les radicaux, la loi de 1905 et la laïcité - la Libre Pensée et les femmes, - les femmes et la Libre Pensée, 1904-1905 - L’abbé Turmel et le projet Briand - Caricatures et lutte anticléricale - Débats parlementaires relatifs à la loi de séparation - Une œuvre de liberté (J. Jaurès) - La loi de séparation des Églises et de l’État - du 9 décembre 1905 - L’Église et la République (A. France) - Vehementer nos (Pie X) - La résistance à l’application de la loi de séparation des Églises et - de l’État : - L’exemple des inventaires en Ille-et-Vilaine (1906) -
3e partie
Le « tour de France » de la Libre Pensée
Présentation - Les départements
4e partie
Ailleurs et ensuite - Pour le 50e anniversaire de la « séparation » (A. Lorulot) - Histoire de la séparation de l’Église et de l’État - aux États-Unis - La libre pensée dans le contexte politique espagnol aux - alentours de 1905 - De la séparation de l’Église et de l’État - en Amérique latine - La séparation de l’Église et de l’État - vue par deux bolchéviks - (N. Boukharine et E. Preobrajenski) - Le décret sur la séparation de l’Église et de l’État en Union - soviétique (Lénine) - L’Église orthodoxe dans la Russie de Poutine - Le point de vue de Rosa Luxembourg - L’Église dans l’État qui a succédé au 3e Reich - Tunisie : Bourguiba en 1960 - L’évolution de la jurisprudence administrative - dans l’application de la loi du 9 décembre 1905 (le point de vue - d’un juriste) - Circulaires Jean Zay de 1936 et 1937 - Éléments de chronologie de la loi de séparation - et de sa remise en cause depuis 1905 - Note sur l’Algérie colonisée
Matérialisme et laïcité
Manifeste de la Libre Pensée : Pour le centième anniversaire de
la loi de 1905
Postface : Le sens d’un ouvrage laïque et libre penseur
(C. Eyschen)
Iconographie
Les auteurs
Remerciements
Les associations partenaires

Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État est votée, mettant fin à cent ans de Concordat et d’Église catholique promue au rang d’Église officielle, mettant fin à des siècles d’intolérance religieuse en France. Par cette loi, l’État garantit la liberté de conscience, ce qui implique la liberté de croire et, aussi, la liberté de ne pas croire. « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Voici donc sur ce sujet un ouvrage collectif de près de 140 contributions. Ouvrage collectif parce que nous avons choisi qu’il soit tel. Ouvrage collectif parce la loi de séparation fut elle-même œuvre collective, brassant les diverses tendances du mouvement ouvrier sans exception, et aussi les démocrates radicaux ou des républicains modérés. Ouvrage collectif parce qu’issu du combat historique contre le cléricalisme, à commencer par la Révolution et la Commune de Paris, en passant par Victor Hugo. Ouvrage collectif parce que s’intéressant à d’autres pays et à d’autres noms (Zapata, Lénine, etc.). Ouvrage collectif parce que la loi de séparation fut l’œuvre de personnalités telles Briand et Jaurès et aussi (peut-être même parce que aussi) l’œuvre d’un peuple en mouvement pour ses revendications, avec ses organisations, la Libre Pensée avec et dans ce peuple, non pas isolée mais au cœur du combat pour la séparation. Un tel ouvrage pourrait ressembler à un habit d’Arlequin composé de pièces disparates mal cousues les unes aux autres. Nous n’excluons pas qu’il puisse y avoir ici des redites, là des contradictions, ici et là des contradictions et des redites. Le lecteur, seul, jugera et tranchera. Mais, après tout, c’est la vie elle-même qui est faite, aussi, de contradictions et de redites. Comme l’écrivait l’historien Marc Bloch : « C’est le tout-fait qui répand la glace et l’ennui. » Dans cette vie de débats et de combats, pour notre part, en 2005, nous avons choisi et ce choix tient en un mot : 1905 !