Table des matières
Avant-propos,
Évelyne
Bechtold-Rognon
Introduction. En
finir avec le NMP. La confiance contre la défiance, Thomas Lamarche
1re partie. continuité
et ruptures de l’état
Le « Nouveau management
public » : nouvelles normes de l’État néolibéral ?, Romuald Normand
Les résistances de
l’État social, Christophe Ramaux
2e partie. figures de
managers
Les inspecteurs
généraux et l’évaluation : un vieux corps d’État conquis par le Nouveau
management public ?, Xavier Pons
Illusion, malentendu et
confusion : la vraie vie des inspecteurs, Dominique Mormiron
Chefs d’établissement :
la fabrique des cadres, Agnès Pélage
L’Université et la
recherche muselées par les indicateurs : de l’évaluation au mesurage, Michel Blay
3e partie. les
services publics à l’épreuve
Santé : sous le marché,
la technocratie, Frédéric Pierru5
La LOLF et
l’administration de la justice judiciaire, Thierry Kirat
Obéir aux ordres ou
faire son métier ?, Denis Paget
Postface, Bernadette
Groison, secrétaire générale de la FSU
Les services publics sont au coeur des préoccupations des
Français. Lors de la crise récente, ils ont fonctionné comme un bouclier, atténuant
les effets dévastateurs de celle-ci sur les citoyens. Dans les discours
gouvernementaux, les services publics sont également centraux. Sans jamais les
attaquer de front, on prétend vouloir les pérenniser en les rendant plus
efficaces et plus responsables… Ce livre s’interroge sur la réalité des effets
des politiques de ce qu’on appelle « Nouveau management public » sur les agents
des services publics et en particulier sur ses cadres intermédiaires. Dans les
domaines de la santé, de la justice, de l’éducation, faut-il désormais choisir
entre manager et servir ? Les professionnels de ces domaines disent tous à quel
point la multiplication des contraintes a fait évoluer leur travail. Leur
sentiment est d’être constamment entre le marteau et l’enclume, constamment aux
prises avec des injonctions paradoxales : faire plus avec moins, être plus
autonome tout en étant confronté à des prescriptions centralisées impératives. Cet
ouvrage souligne aussi les capacités de résistance des corps professionnels et
de l’institution, capables d’inventer des modalités d’actions et de services
nouvelles