Les ravages de la "modernisation" universitaire

Collection "La politique au scalpel"

Coordinateurs: Charle Christophe, Soulié Charles

Parution : janvier 2008
Pages : 292 pages
Format : 13x21
ISBN : 978-2-84950-15-28


Table des matières

Avertissement

Introduction. Universités françaises et universités européennes face au défi de Bologne

Christophe Charle

«L’économie de la connaissance», le nouveau management public et les politiques de l’enseignement supérieur dans l’Union européenne

Chris Lorenz     

La convergence européenne en Espagne: le risque d’une fausse solution

Ana Rioja et Nuria Sánchez Madrid                      

L’Université italienne entre marché, formations professionnelles et pouvoir politique

Marco Pitzalis

L’enseignement supérieur allemand: rhétorique d’autonomieet blocages systémiques

Jürgen Schriewer      

La Grande-Bretagne à la croisée des chemins: entre volonté politique et logique économique

Cécile Deer

L’Université grecque : paradoxes et problèmes majeurs

Stephanos Pesmazoglou 

Le « LMD » en France : loin de l’utopie de l’universitas médiévale, les effets d’une réforme économique libérale

Frédéric Neyrat

Massification, professionnalisation, réforme du gouvernement des universités et actualisation du conflit des facultés en France

Brice Le Gall et Charles Soulié           

Abandon des études universitaires et insertion professionnelle des étudiants en France

Jean-Luc Primon           

La libéralisation de l’enseignement supérieur au Japon

Christian Galan 

Les universités japonaises sont-elles mortes?

Shigeru Okayama       

Présentation

Depuis plus de vingt ans, et en particulier depuis la déclaration de Bologne, la transformation des universités en Europe rassemble des hommes politiques de bords opposés et un petit nombre des universitaires qui en tirent partie. Les résultats ont pourtant tout pour inquiéter : imposition de recettes à peine adaptées des entreprises, exagération sans mesure des exigences de la professionnalisation, sélectivité accrue, concurrence entre établissements, hiérarchisation entre universités, obsession pour la rentabilité financière de l’investissement éducatif, sans oublier la précarisation des statuts d’enseignants et de chercheurs.

La comparaison conduite par des universitaires d’origine géographique différente montre l’inspiration néolibérale partagée qui hante les initiatives en apparence éclatées (à l’exemple de la récente loi française sur les libertés des universités). Le modèle universitaire privé nord-américain qui se heurte aux conditions spécifiques de chaque pays n’est pas exportable. Il favorise, au contraire, un véritable renversement de la table des valeurs académiques.

Ce diagnostic informé d’enseignants qui croient encore aux vertus critiques du savoir laisse crûment apercevoir les illusions et les faux débats du discours officiel ambiant.

Commentaire

Les auteurs : 
Christophe Charle est professeur d’histoire à l’université Paris 1-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France.
Charles Soulié est sociologue à l’université Paris 8-Saint-Denis.

 




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