Naissance d’un syndicalisme étudiant

1946 : La charte de Grenoble

Collection "Germe"

Coordinateur: Morder Robi

Parution : avril 2006
Pages : 326 pages
Format : 130 x 210
ISBN : 2-84950-100-X


Table des matières

Avertissement

1946  Naissance ou refondation ?  Robi Morder

Grenoble 1946

Le monde étudiant à la Libération, Didier Fischer

1946 : le congrès de la charte de Grenoble, Alain Monchablon

Charte de Grenoble et syndicalisme, Jean-Yves Sabot

La transition,Pierre Rostini

La charte de Grenoble : texte et contexte, Paul Bouchet

Trois témoignages

Documents

Congrès extraordinaire de l’UNEF (12-16 novembre 1944)

Union patriotique des organisations étudiantes

Décret du 16 mai 1945 (« Délégués Capitant »)

La charte de Grenoble

Les délégués au congrès de Grenoble

Congrès de Grenoble : effectifs annoncés

Commission des affaires de la France d’outre-mer

LUNEF et la guerre d’Algérie

L’UNEF et la guerre d’Algérie : le cas de l’AGE de Grenoble, Jean-Yves Sabot

1961-1962 : le tournant ?, Dominique Wallon

Les étudiants chrétiens et le changement de majorité dans l’UNEF, Robert Chapuis

Les étudiants, l’armée et le service militaire, Pierre-Louis Marger

Témoignages et points de vue en question, Mohamed Harbi, Pierre-Yves Cossé, Jean-Jacques Hocquard, Michel Mousel, Jacques Delpy, Jacques Kergoat, Robert Chapuis, Dominique Wallon, Pierre-Louis Marger, Jean-Yves Sabot

Documents

Documents sur la question coloniale

Communiqué commun UNEF-UGEMA

Evolutions du milieu étudiant, des revendications et de la représentation collective

L’UNEF et le syndicalisme étudiant dans les années 1960, Didier Fischer

Années 1960 : vers un syndicalisme étudiant révolutionnaire?, Jean-Philippe Legois

Trois témoignages, Michel Mousel, Jean-Jacques Hocquard, Roger Barralis

1985-1995 : dix ans de mouvements étudiants, Jean-Paul Molinari

D’un seul syndicat représentant la « classe étudiante » à la pluralité des représentations, Robi Morder

Postscriptum, Robi Morder

Documents

Effectifs étudiants selon les grandes disciplines

Présidents de l’UNEF : 1944-1968

Repères chronologiques

Sigles et mouvements

Notes

Repères bibliographiques

Index

 

Présentation

Peu connue du grand public, la charte de Grenoble est une référence majeure pour des millions de jeunes qui sont passés par le syndicalisme étudiant. Quelle est la part du mythe ? Comment a-t-elle été élaborée ? Ce syndicalisme naissant est-il nouveauté ou réinvention ? Autant de questions auxquelles des chercheurs et des acteurs de l'époque essayent de répondre dans cet ouvrage, illustré par des documents d'époque.
Après la Libération une génération d'étudiants résistants investit la « vieille maison » d'une mission syndicale. Tout comme 40 ans auparavant la CGT avait adopté la charte d'Amiens, c'est à Grenoble que les délégués des étudiants de France, en avril 1946, votent la Charte de Grenoble, marquant la naissance d'un nouveau syndicalisme étudiant, qui définit l'étudiant comme un jeune travailleur intellectuel, ayant des « droits et devoirs ». C'est au nom de la charte qu'a été obtenue la Sécurité sociale étudiante, revendiqué un « présalaire » étudiant (ou allocation d'études), et qu'en 1956 l'UNEF s'est impliquée au fur et à mesure contre la politique algérienne du gouvernement français.
Les étudiants sont à peine 100 000 à la Libération. Il est vrai qu'aujourd'hui le chiffre de deux millions est bien dépassé. Près de quatre fois plus que les agriculteurs, mais le nombre n'explique pas tout. Depuis 1947, ces jeunes ont marqué à plusieurs reprises la vie politique de la France : opposition à la guerre d'Algérie, Mai 68, mouvement contre la réforme Devaquet… Au-delà de ces mobilisations ponctuelles, les étudiants s'organisent en acteur collectif, en « mouvement » dans de nombreuses sphères qui, parfois s'entremêlent : syndicale, associative, politique, confessionnelle, mutualiste, culturelle, sportive. La charte de Grenoble est une page essentielle de l’histoire du syndicalisme étudiant. Le renouveau d’intérêt pour l’histoire de l’après-guerre rejoint ici celui la nouvelle recherche historique sur les mouvements étudiants.

Commentaire

Parmi les contributeurs, on citera les noms de Didier Fischer, notamment l'auteur de L'histoire des étudiants de France, et du Mythe Pétain, Jean-Philippe Legois, président du Conservatoire des mémoires étudiantes, Jean-Paul Molinari, sociologue à l'Université de Nantes, Alain Monchablon, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, Jean-Yves Sabot, docteur en sciences politiques et parmi les témoins, anciens dirigeants étudiants, Pierre Rostini, vice-président de l'UNEF de 1944 à 1946, Paul Bouchet, conseiller d'Etat et président d'ATD Quart-Monde, Mohamed Harbi, dirigeant fédération de France du FLN, Robert Chapuis, Jacques Delpy Jean-Jacques Hocquart, Pierre Louis Marger et Jacques Kergoat.



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