Table des matières
Avertissement
1946 Naissance ou refondation ? Robi Morder
Grenoble 1946
Le monde étudiant à la Libération, Didier Fischer
1946 : le congrès de la charte de Grenoble, Alain Monchablon
Charte de Grenoble et syndicalisme, Jean-Yves Sabot
La transition,Pierre Rostini
La charte de Grenoble : texte et contexte, Paul Bouchet
Trois témoignages
Documents
Congrès extraordinaire de l’UNEF (12-16 novembre 1944)
Union patriotique des organisations étudiantes
Décret du 16 mai 1945 (« Délégués Capitant »)
La charte de Grenoble
Les délégués au congrès de Grenoble
Congrès de Grenoble : effectifs annoncés
Commission des affaires de la France d’outre-mer
LUNEF et la guerre d’Algérie
L’UNEF et la guerre d’Algérie : le cas de l’AGE de Grenoble, Jean-Yves Sabot
1961-1962 : le tournant ?, Dominique Wallon
Les étudiants chrétiens et le changement de majorité dans l’UNEF, Robert Chapuis
Les étudiants, l’armée et le service militaire, Pierre-Louis Marger
Témoignages et points de vue en question, Mohamed Harbi, Pierre-Yves Cossé, Jean-Jacques Hocquard, Michel Mousel, Jacques Delpy, Jacques Kergoat, Robert Chapuis, Dominique Wallon, Pierre-Louis Marger, Jean-Yves Sabot
Documents
Documents sur la question coloniale
Communiqué commun UNEF-UGEMA
Evolutions du milieu étudiant, des revendications et de la représentation collective
L’UNEF et le syndicalisme étudiant dans les années 1960, Didier Fischer
Années 1960 : vers un syndicalisme étudiant révolutionnaire?, Jean-Philippe Legois
Trois témoignages, Michel Mousel, Jean-Jacques Hocquard, Roger Barralis
1985-1995 : dix ans de mouvements étudiants, Jean-Paul Molinari
D’un seul syndicat représentant la « classe étudiante » à la pluralité des représentations, Robi Morder
Postscriptum, Robi Morder
Documents
Effectifs étudiants selon les grandes disciplines
Présidents de l’UNEF : 1944-1968
Repères chronologiques
Sigles et mouvements
Notes
Repères bibliographiques
Index

Peu connue du grand public, la charte de Grenoble est une référence majeure pour des millions de jeunes qui sont passés par le syndicalisme étudiant. Quelle est la part du mythe ? Comment a-t-elle été élaborée ? Ce syndicalisme naissant est-il nouveauté ou réinvention ? Autant de questions auxquelles des chercheurs et des acteurs de l'époque essayent de répondre dans cet ouvrage, illustré par des documents d'époque.
Après la Libération une génération d'étudiants résistants investit la « vieille maison » d'une mission syndicale. Tout comme 40 ans auparavant la CGT avait adopté la charte d'Amiens, c'est à Grenoble que les délégués des étudiants de France, en avril 1946, votent la Charte de Grenoble, marquant la naissance d'un nouveau syndicalisme étudiant, qui définit l'étudiant comme un jeune travailleur intellectuel, ayant des « droits et devoirs ». C'est au nom de la charte qu'a été obtenue la Sécurité sociale étudiante, revendiqué un « présalaire » étudiant (ou allocation d'études), et qu'en 1956 l'UNEF s'est impliquée au fur et à mesure contre la politique algérienne du gouvernement français.
Les étudiants sont à peine 100 000 à la Libération. Il est vrai qu'aujourd'hui le chiffre de deux millions est bien dépassé. Près de quatre fois plus que les agriculteurs, mais le nombre n'explique pas tout. Depuis 1947, ces jeunes ont marqué à plusieurs reprises la vie politique de la France : opposition à la guerre d'Algérie, Mai 68, mouvement contre la réforme Devaquet… Au-delà de ces mobilisations ponctuelles, les étudiants s'organisent en acteur collectif, en « mouvement » dans de nombreuses sphères qui, parfois s'entremêlent : syndicale, associative, politique, confessionnelle, mutualiste, culturelle, sportive. La charte de Grenoble est une page essentielle de l’histoire du syndicalisme étudiant. Le renouveau d’intérêt pour l’histoire de l’après-guerre rejoint ici celui la nouvelle recherche historique sur les mouvements étudiants.