Éclats du Front populaire

Collection "Utopie Critique"

Coordinateurs: Grason Daniel, Mouriaux René, Pochet Patrick

Parution : juin 2006
Pages : 230 pages
Format : 130 x210
ISBN : 2-84950-096-8


Table des matières

70 ans après, le Front populaire, toujours présent, toujours      controversé                            

René Mouriaux

Approches locales

Le temps du Front populaire dans la presse de la banlieue Ouest de Paris

Daniel Grason

 « Dans le lointain, un café lumineux chantait »

Daniel Grason

De l’âge d’or des organisations à l’épreuve de force

Daniel Grason

Marseille au temps du Front populaire

Robert Mencherini

Élus et militants à l’époque du Front populaire à Nanterre

Claude Pennetier

Jours inoubliables à Nanterre  

Approches tansversales

L’air du temps 

Nicolas Béniès

L’antifascisme en France dans les années 1930

Jean-Paul Gautier

Le comité de vigilance des intellectuels antifascistes (1935)

Le monde enseignant et le Front populaire

Loïc Le Bars

Les femmes salariées : 1936, une nouvelle étape

Madeleine Peytavin

Chronologie

Documents

Pacte d’unité d’action entre le Parti socialiste et le Parti communiste (27 juillet 1934)

Plate-forme d’action commune des partis socialiste et communiste (2 septembre 1935)

Confédération générale du travail. Statuts adoptés par le congrès ’unité de Toulouse (mars 1936)

Les organisations adhérentes au Rassemblement populaire (1936)

Programme du Rassemblement populaire (10 janvier 1936)

Anthologies sur le Font populaire

 

Présentation

Soixante-dix ans après juin 1936, que reste-t-il du Front populaire ?  Quelques images fortes se sont fixées dans la mémoire collective : les  congés payés avec ses départs en tandems et en trains, les 40 heures,  les usines en grève, les bals pendant les occupations des usines… Les 1 000 jours du Front populaire font partie de l’histoire sociale et  politique de la France. Les conquêtes ouvrières marquent et structurent  durablement l’histoire humaine et industrielle du pays, et ce jusqu’à  la fin des années 1970. La « guerre froide » et la politique des blocs ont refoulé les  souvenirs et le vécu des luttes unitaires d’avant-guerre. Pourtant, au  gré des circonstances politiques le Front populaire est appelé à la  rescousse : en 1956 lors des élections législatives, en 1968 lors des «  événements », en 1981 avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, en  décembre 1995 quand le gouvernement Juppé est mis à mal, en 2005 après  la victoire du « non » au traité constitutionnel européen. Ce Front populaire de combat, symbolique et mythifié, surgit des  cendres du passé. Peut-il éclairer les chemins d’aujourd’hui ? Les  puissantes mobilisations pour l’abrogation du CPE ouvrent la voie,  elles aussi, à des mouvements sociaux nouveaux porteurs d’espérance. L’ouvrage enrichit la connaissance du Front populaire par deux  approches. Il s’attache à cerner la situation sur le plan local avec  l’examen de la réalité des luttes sociales dans plusieurs villes de la  banlieue de Paris, Colombes, Asnières, Saint-Ouen, Clichy,  Gennevilliers, singulièrement de Nanterre, et de Marseille. Des thèmes  transversaux sont aussi examinés : la place des femmes, le jazz,  l’antifascisme, le colonialisme, l’immigration, l’analyse économique. Chronologie et documents font de ce livre à la fois une mise en  perspective originale des grèves de 1936, des réformes, des échecs et  des impuissances, notamment en politique internationale.

Commentaire

Les auteurs

Nicolas Béniès est économiste et critique de jazz. À ce dernier titre,  il est chargé de cours sur le jazz à l’Université populaire de Caen. Il  mêle jazz et économie en un balancement qu’il voudrait singulier pour  donner des clés de compréhension de ce monde qui nous entoure et trop  souvent nous enserre. Auteur de L’Après libéralisme, il a aussi  contribué, entre autres, à L’Année sociale 2001 (Syllepse) et au Bateau  ivre de la mondialisation (Syllepse, 2000). Directeur-gérant de la  revue de L’École émancipée, membre du comité de rédaction de l’US Magazine.

Jean-Paul Gautier est docteur en sciences politiques et auteur de La  Restauration nationale. Un mouvement royaliste sous la 5e République, Paris, Syllepse, 2002.

Daniel Grason a été tourneur sur métaux et employé aux méthodes (Saviem  Saint-Ouen 1961-1965), animateur (1965-1967) et de nouveau tourneur  (Delachaux 1967-1968). Licencié, il est permanent du PCF à  Gennevilliers (1968-1978) puis journaliste photographe à La Voix  populaire (1978-1993), à Agora, (1993-2002). Il est coauteur (avec  Bernard Massèra) de Chausson : une dignité ouvrière, Paris, Syllepse,  2004.
Loïc Le Bars est l’auteur de La Fédération unitaire de l’enseignement  (1905-1935). Paris, Syllepse,  coll. « Nouveaux Regards », 2005.
Robert Mencherini est historien et participe à plusieurs équipes de  recherche régionales et nationales. Il a notamment publié Guerre  froide, grève rouges. Parti communiste, stalinisme et luttes sociales  en France. Les grèves « insurrectionnelles » de 1947-1948, Paris  Syllepse, 1998, et Midi rouge, Ombres et lumières. Les années de crises, 1930-1940, Paris Syllepse, 2004.

René Mouriaux est politologue, directeur de recherche honoraire de la  Fondation nationale des sciences politiques.

Claude Pennetier est historien, chercheur au CNRS, directeur du « Maitron», le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement  social, Paris, L’Atelier.
Madeleine Peytavin est membre de l’Institut d’histoire sociale CGT des cheminots.

Patrick Pochet travaille au service des relations internationales de la Mairie de Nanterre.

 



René Mouriaux, coordinateur de

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