Table des matières
Préambule : Les Juifs de Russie des partages de la Pologne à la Révolution d'octobre
La population juive et sa répartition géographique ; L'encadrement ; Situation économique et sociale ; Evolution politique et culturelle
Première partie : La perception de la judéité
Chapitre I : Les bolcheviks
L'assignation identitaire ; Le rapport à la religion ; La perception nationale ; Processus d'identification ; Des cas à problèmes : Lozovskij, Larin, Martynov, Litvinov
Chapitre II : Sociaux-démocrates et socialistes révolutionnaires
La famille Cederbaum ; Les dissimilés (Grigorij Aronson ,Vladimir Medem) ; Une judéité qui va de soi : Eva Broido ; Mark Visnjak ; Les frères Stejnberg
Deuxième partie : Le Bund dans les relations interethniques
Chapitre III : Le Bund et la nation
Le Bund dans la social-démocratie russe ; La question nationale ; La nation juive ; culture juive
Chapitre IV : Le Bund russe en émigration
Les institutions centrales ; Les groupes de soutien (Allemagne, Suisse, Londres, Paris)
Conclusion

Comment les socialistes juifs russophones de l'empire russe – sociaux-démocrates (bolcheviks et mencheviks), socialistes révolutionnaires – ont-ils négocié leur judéité ? Cette interrogation permet d'apporter des éléments de réponse à la lancinante question de savoir qui est Juif et de faire la part, en particulier, des attitudes diverses face à l'assignation identitaire, à l'identité imposée par autrui. En l'absence de citoyenneté, en effet, les Juifs de l'empire russe n'ont pas pu devenir des citoyens de confession juive. Ils ont été cantonnés dans la catégorie extensible des "allogènes" servant à désigner tous les non-Russes, non-orthodoxes. Dans un système d'ancien régime, les Juifs étaient considérés comme une nationalité, voire comme une nation pré-moderne, comme ils ont pu l'être dans la France d'avant la Révolution. Comment les socialistes juifs russophones de l'empire russe – sociaux-démocrates (bolcheviks et mencheviks), socialistes révolutionnaires – ont-ils négocié leur judéité ? Cette interrogation permet d'apporter des éléments de réponse à la lancinante question de savoir qui est Juif et de faire la part, en particulier, des attitudes diverses face à l'assignation identitaire, à l'identité imposée par autrui.