Travail, critique du travail, émancipation

Collection "Les Cahiers de Critique Communiste"


Parution : septembre 2006
Pages : 128 pages
Format : 105 x 165
ISBN : 2-84950-094-1


Table des matières

Introduction

Droit à l’emploi et RTT ou fin du travail et revenu universel ?

Michel Husson

Généralisation et émancipation du salariat

Dominique Mezzi

La stratégie européenne de l’emploi et les femmes

Stéphanie Treillet

Faut-il être des « guerriers » pour travailler ?

Danièle Linhart

Travail, souffrance et santé

Marie-Pierre Lesur, Jacques Richaud, Jacques Giron

La santé des femmes au travail

Marie-Pierre Lesur

Du travail collectif au statut collectif

Louis-Marie Barnier

Libérer le travail et se libérer du travail

Antoine Artous

Notes et bibliographie

Présentation

L’urgence, c’est de lutter pour refuser les licenciements, la précarité et le chômage portés par la mondialisation capitaliste et le libéralisme économique. C’est donc de défendre le droit à l’emploi. Pour autant, on ne peut l’économie d’une réflexion plus générale sur le travail, sa réalité actuelle dans un monde dominé par le capital et la « souffrance au travail » que cela suppose. On ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le caractère sexué de la division du travail et des politiques néolibérales. Bref, on ne peut faire l’économie d’une critique du travail.
On ne peut pas éviter d’avoir une réflexion plus générale sur la façon dont la défense du droit à l’emploi s’inscrit dans une perspective d’émancipation. Il faut critiquer ceux qui confondent les politiques de restructuration du rapport salarial et la précarisation générale du salariat qui les caractérisent avec l’annonce de la « fin du travail » ouvrant la possibilité d’une libération des individus hors du travail. Toutefois, il ne faut pas oublier que, longtemps, le mouvement ouvrier a valorisé le travail comme cadre de réalisation des individus. Qu’il a trop souvent laissé croire que l’émancipation des individus passait par la seule émancipation du travail.
On ne peut non manquer plus d’avoir une réflexion plus générale sur la perspective dans laquelle doit s’inscrire la défense des droits sociaux que, tout long du siècle dernier, les travailleurs et le mouvement ouvrier ont inscrite dans le statut du salariat. Ce sont des droits collectifs, socialisés, à l’image du droit égal à la santé qui s’est organisé au travers de la Sécurité sociale. Et ce sont bien des droits des individus en tant que salariés qu’il faut non seulement défendre mais généraliser afin que le salariat cesse d’être synonyme d’une marchandisation de la force de travail. Et que se construisent des collectifs de travail sur la base de droits partagés.

Commentaire

Les contributeurs :

Michel Husson est économiste, membre de la Fondation Copernic et du conseil scientifique d’Attac. Derniers ouvrages parus : Supprimer les licenciements (en collaboration), Syllepse, 2006 ; Les casseurs de l’État social, La Découverte, 2003.
Stéphanie Treillet est maître de conférences en économie. Elle a notamment publié L’Economie du développement, de Bandoeng à la mondialisation, Circa Nathan, nouvelle édition 2006 et « La société civile dans les stratégies des organisations internationales », in Quels acteurs pour quel développement, dir. G. Froger et al., Karthala, 2005.
Louis-Marie Barnier est auteur de Ceux qui croyaient au ciel (Syllepse, 1996).
Danièle Linhart est sociologue, chercheuse au CNRS. Dernier ouvrage : Le Travail nous est compté (dir. avec Aimée Moutet), La Découverte 2005.
Jacques Giron est médecin au CHU de Toulouse.
Antoine Artous a notamment publié Marx, l’État et la politique (Syllepse, 1998), Travail et émancipation (Syllepse 2003). Marx et le fétichisme (Syllepse 2006.)




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