
Aujourd’hui, les forces de la contestation sont devenues force de proposition. L’opposition grandissante aux logiques de la mondialisation néolibérale, hier trompeusement qualifiée d’« antimondialiste », s’est muée, en une dizaine d’années, en un puissant mouvement populaire international – rebaptisé « altermondialiste ». Un mouvement fort de ses identités multiples, riche des innombrables pratiques, expertises et alternatives qu’il porte, construit au quotidien et met en débat au gré des forums sociaux mondiaux, régionaux ou locaux et des nombreuses manifestations qui rythment son agenda. Un « mouvement de mouvements » qui, de Porto Alegre à Bombay, du Chiapas à Prague en passant par Gênes, Bangkok, Québec, Dakar ou Kinshasa, convie les peuples du monde à réfléchir et travailler ensemble à la construction d’un devenir commun fondé sur des valeurs de paix, d’égalité et de justice.