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50 questions 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale

décembre 2002

Collection "La Bourse ou la vie"

Auteurs: Millet Damien, Toussaint Éric

Parution : 150x210
Pages : 262 pages
Format :
ISBN : 2-84797-019-3


Présentation

En cinquante questions/réponses, cet ouvrage explique d'une manière simple et précise comment et pourquoi on en est arrivé à l'impasse de la dette. Illustré de graphiques, de cartes géographiques et de tableaux, il détaille les rôles des différents acteurs, l'engrenage dans lequel sont pris les pays endettés, les scénarios possibles pour sortir de l'impasse, les alternatives à l'endettement… Il expose les différents arguments moraux, politiques, économiques, juridiques, écologiques sur lesquels repose l'annulation de la dette extérieure publique des pays en développement.

50 questions 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale a été publié en anglais chez Zedbooks (Londres) sous le titre Who owes who ? et en Inde aux éditions Vak sous le titre The debt scam. Le titre est aussi paru en espagnol à Barcelone chez Icaria sous le titre 50 preguntas 50, en arabe en Syrie, à Cuba chez Editorial del Oriente et en Argentine par Editorial Luxemburg. Au Venezuela, il a été édité par le Ministère de l'information et de la communication (distribution gratuite, le gouvernement l'a même offert pour Noël à de hauts fonctionnaires), en Equateur chez Aby-Yala.
Une édition japonaise est en préparation (Tsuge Shobo Shinsha), une autre en coréen (Changbi Publishers), en italien (Edizioni Punto), en turc (Aykiri Publishers) et enfin en portugais (Boitempo).

Commentaire

La dette est devenue un mécanisme très subtil de domination et le moyen d'une nouvelle colonisation, empêchant tout développement humain durable au Sud. Les politiques appliquées par les gouvernements endettés sont plus souvent décidées par les créanciers que par les autorités des pays concernés. L'initiative d'allégement de dette, lancée en fanfare par le G7, le FMI et la Banque mondiale, sous la pression de la plus grande pétition de l'Histoire (24 millions de signatures recueillies entre 1998 et 2000) a montré ses limites. Une approche radicalement différente doit être envisagée : l'annulation de cette dette immorale et souvent odieuse. Les auteurs répondent à différentes objections. Une fois libérés de leur dette extérieure, les pays ne risquent-ils pas de retomber dans le piège d'un endettement insoutenable ? Les régimes dictatoriaux et corrompus ne vont-ils pas bénéficier d'un second souffle grâce à l'annulation de la dette ? Les contribuables des pays du Nord ne vont-ils pas faire les frais d'une annulation ? Les auteurs montrent que l'annulation de la dette, condition nécessaire mais insuffisante, doit être accompagnée d'autres mesures, telles la récupération des « biens mal acquis » et leur rétrocession aux populations qui ont été spoliées. Ils proposent des voies alternatives de financement, tant sur le plan local qu'international. Ils posent aussi la question : qui doit à qui ? Ils soutiennent la demande de réparations avancée par les mouvements sociaux du Sud.  

 




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