Je ne mange pas de ce pain-là

Collection "Les archipels du surréalisme"

Auteur: Péret Benjamin

Parution : février 2010
Pages : 170 pages
Format : 13,5 x 21,5
ISBN : 978284950-2563


Table des matières

Présentation    7

Je ne mange pas de ce pain-là

Pour que monsieur Thiers ne crève pas tout à fait   25

Le tour de France cycliste   26

Louis XVI s’en va à la guillotine   28

Le cardinal Mercier est mort   29

Nungesser und Coli sind verreckt   31

Le pouvoir temporel du pape   33

La conversion de Gide   34

Jeanne d’Arc   35

Le congrès eucharistique de Chicago   38

Premier empire   40

La mort de la mère Cognacq   41

Le pacte des quatre   42

La loi Paul Boncour   44

La société des nations   46

La baisse du franc   47

La stabilisation du franc   49

Briand crevé   50

Peau de tigre   52

La mort héroïque du lieutenant

Condamine de la Tour   53

Vie de l’assassin Foch   55

Hymne des anciens combattants patriotes   57

Épitaphe sur un monument aux morts de la guerre   59

Petite chanson des mutilés   61

Macia désossé   62

La peste tricolore   64

La guerre italo-abyssine   66

6 février   67

6 décembre   69

Notes   71

Enquête  87

Questions  89

Réponses  91

Présentation

Lors de ses Entretiens de 1952 André Breton déclarait : « Au cours des trois années qui précédent la nouvelle guerre, le surréalisme réaffirme sa volonté de non-composition avec tout le système de valeurs que met en avant la société bourgeoise. Cette volonté s’exprime avec le maximum d’intransigeance et d’audace dans le recueil de Benjamin Péret : Je ne mange pas de ce pain-là. »

Celui-ci fut publié aux Éditions surréalistes en 1936, tiré à 249 exemplaires. Depuis cette date, une seule réédition à signaler dans le tome 1 des OEuvres complètes (Éric Losfeld-1969). Cet ouvrage qui rassemble des textes parus dans les revues surréalistes des années 1920 et 1930, souvent cité, mais peu lu, tranche dans l’oeuvre de Péret par sa singularité et son parti pris de violence verbale. Il se livre à une véritable entreprise de démolition à l’égard de la religion, de la patrie, du nationalisme et des politiciens de son époque.

Ce recueil est suivi d’une enquête lancée par Heribert Becker sur sa réception parmi des lecteurs de la diaspora surréaliste. Des notes éclairant le contexte politique et social complètent l’ouvrage. La préface de Gérard Roche, président de l’Association des amis de Benjamin Péret, restitue la place et la signification de Je ne mange pas de ce pain-là dans l’oeuvre de Péret et plus généralement dans l’histoire du mouvement surréaliste.

Cette réédition présente le double avantage : De mettre à la disposition d’un nouveau public un ouvrage devenu introuvable et désormais emblématique d’un poète surréaliste et militant révolutionnaire qui, peu après sa parution en 1936, partit combattre en Espagne contre le franquisme. D’apporter la démonstration, par la richesse et la pertinence des réponses à l’enquête d’Heribert Becker, que l’attrait pour la poésie et l’intérêt pour le surréalisme résistent au nivellement par le bas généré par l’industrialisation et le marché de la culture.

Cette publication marque aussi la date anniversaire de la disparition du poète il y a cinquante ans. Anniversaire qui donnera lieu a plusieurs manifestations dont une exposition « Benjamin Péret et les Amériques » à la Maison de l’Amérique Latine du 18 septembre au 6 novembre 2009.

Autant d’événements dus à l’initiative de l’Association des amis de  Benjamin Péret, qui publie régulièrement depuis 1995, dans son bulletin Trois cerises et une sardine, des inédits du poète qu’elle met également en ligne sur son site : http://www.benjamin-peret.org.

Commentaire

Benjamin Péret (1899-1959), au coeur des combats du 20e siècle, a été exemplaire dans l’engagement poétique et politique du surréalisme. Ses valeurs cardinales ont toujours été la liberté, l’amour, la poésie. En 1999, dans la collection « Les Archipels du surréalisme », les éditions Syllepse rendent hommage à Benjamin Péret, au poète avec Trois cerises et une sardine, suivi d’autres poèmes, à l’historien voyageur avec La Commune des Paalmares. Il importe de ne pas oublier le militant politique« On ne peut séparer, chez lui, le poète du militant révolutionnaire, l’amoureux du poète, le révolté du militant. Mais on ne doit pas oublier qu’il ne confondit jamais les plans de la réalité correspondant à ces multiples vocations». 



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