Table des matières
Présentation 7
Je ne mange pas de ce
pain-là
Pour que monsieur Thiers ne crève pas tout à fait
25
Le tour de France cycliste
26
Louis XVI s’en va à la
guillotine 28
Le cardinal Mercier est mort
29
Nungesser und Coli sind
verreckt 31
Le pouvoir temporel du pape
33
La conversion de Gide 34
Jeanne d’Arc 35
Le congrès eucharistique de
Chicago 38
Premier empire 40
La mort de la mère Cognacq
41
Le pacte des quatre 42
La loi Paul Boncour 44
La société des nations 46
La baisse du franc 47
La stabilisation du franc
49
Briand crevé 50
Peau de tigre 52
La mort héroïque du
lieutenant
Condamine de la Tour 53
Vie de l’assassin Foch 55
Hymne des anciens combattants
patriotes 57
Épitaphe sur un monument aux morts de la guerre
59
Petite chanson des mutilés
61
Macia désossé 62
La peste tricolore 64
La guerre italo-abyssine 66
6 février 67
6 décembre 69
Notes 71
Enquête 87
Questions 89
Réponses 91

Lors de ses Entretiens de 1952 André Breton déclarait : « Au
cours des trois années qui précédent la nouvelle guerre, le surréalisme
réaffirme sa volonté de non-composition avec tout le système de valeurs que met
en avant la société bourgeoise. Cette volonté s’exprime avec le maximum d’intransigeance
et d’audace dans le recueil de Benjamin Péret : Je ne mange pas de ce pain-là.
»
Celui-ci fut publié aux Éditions surréalistes en 1936, tiré
à 249 exemplaires. Depuis cette date, une seule réédition à signaler dans le
tome 1 des OEuvres complètes (Éric Losfeld-1969). Cet ouvrage qui rassemble des
textes parus dans les revues surréalistes des années 1920 et 1930, souvent
cité, mais peu lu, tranche dans l’oeuvre de Péret par sa singularité et son
parti pris de violence verbale. Il se livre à une véritable entreprise de
démolition à l’égard de la religion, de la patrie, du nationalisme et des
politiciens de son époque.
Ce recueil est suivi d’une enquête lancée par Heribert Becker
sur sa réception parmi des lecteurs de la diaspora surréaliste. Des notes éclairant
le contexte politique et social complètent l’ouvrage. La préface de Gérard
Roche, président de l’Association des amis de Benjamin Péret, restitue la place
et la signification de Je ne mange pas de ce pain-là dans l’oeuvre de Péret et
plus généralement dans l’histoire du mouvement surréaliste.
Cette réédition présente le double avantage : De mettre à la
disposition d’un nouveau public un ouvrage devenu introuvable et désormais
emblématique d’un poète surréaliste et militant révolutionnaire qui, peu après
sa parution en 1936, partit combattre en Espagne contre le franquisme. D’apporter
la démonstration, par la richesse et la pertinence des réponses à l’enquête
d’Heribert Becker, que l’attrait pour la poésie et l’intérêt pour le
surréalisme résistent au nivellement par le bas généré par l’industrialisation
et le marché de la culture.
Cette publication marque aussi la date anniversaire de la
disparition du poète il y a cinquante ans. Anniversaire qui donnera lieu a
plusieurs manifestations dont une exposition « Benjamin Péret et les Amériques
» à la Maison
de l’Amérique Latine du 18 septembre au 6 novembre 2009.
Autant d’événements dus à l’initiative de l’Association des
amis de Benjamin Péret, qui publie
régulièrement depuis 1995, dans son bulletin Trois cerises et une sardine, des
inédits du poète qu’elle met également en ligne sur son site :
http://www.benjamin-peret.org.