
Lorsque que l'on parle de poésie surréaliste, on pense tout de suite à Breton, Éluard, Aragon, Desnos... Mais après 1945, de jeunes poètes ont renouvelé le surréalisme : par exemple, Jean-Pierre Duprey, Stanilas Rodansky, Claude Tarnaud, Jean Schuster, Jean-Michel Goutier et Jean-Louis Bédouin... Jean-Louis Bédouin (1929, Neuilly sur Seine - 1996, Paris) ne cessa d'illustrer et de vivre la poésie. Jean-Louis Bédouin a porté au plus haut degré de fidelité les exigences surréalistes : la vie à pleine dents, les amitiés passionnées, l'attrait de l'inconnu, le goût du jeu, le besoin d'actions collectives, le refus des compromissions, l'engagement total. Jean-Louis Bédouin a porté au plus haut du degré de fidélité certaines des exigences surréalistes : la passion de la poésie, la vie à pleines dents, les amitiés exigeantes et passionnées, l'attrait de l'inconnu, le goût du jeu, la recherche du merveilleux là où l'habitude ne l'attend pas mais où le désir le trouve, la séduction des masques, le besoin d'actions collectives, le refus des compromissions, les positions incorruptibles, l'engagement total. L'un des principaux animateurs du groupe surréaliste parisien d'après-guerre, l'auteur d'une Anthologie de la poésie surréaliste de référence, l'animateur de revues, le commentateur de Victor Segalen, d'André Breton, de Benjamin Péret, le connaisseur des masques et des arts " dits " primitifs, fut aussi et peut-être avant tout poète. Jean-Louis Bédouin fut poète à travers son œuvre plastique qui commence à être reconnue. Ce que l'on sait moins, c'est qu'il écrivit des poèmes : une production certes peu nombreuse mais dense. Cette œuvre poétique, éditée souvent à des tirages restreints, est enfin présentée dans son ensemble : une œuvre faite de rêves stabilisés, faite pour apprendre à vivre sans idées reçues, en liberté. " Jean-Louis Bédouin a publié trois recueils de poèmes : Libre espace (1967), L'Arbre descend du singe (1975) et L'Épaule du large (1992). Comme trois reprises du souffle de ce nageur des grands fonds poétiques. Cependant que la mer ramenait sur la plage diverses épaves de navires perdus, parmi les varechs et autres débris, laisses de mer que Bédouin, l'artiste, ramasserait pour leur donner une autre vie sous forme de reliefs. Car le poète sait que l'objet “ est un rêve d'enfance de l'homme, et qu'il garde de son origine onirique une plasticité merveilleuse qui lui permet d'échapper à la mort en rêvant à son tour les rêves de l'homme, ce naufrageur impénitent ” (Laisses, 1974). " (Claude Courtot, préface) Ce livre comporte : les trois recueils que Jean-Louis Bédouin publia de son vivant : Libre espace, L'Arbre qui descend du singe, L'Épaule du large ; les poèmes semés au fil de nombreuses revues et d'anthologies de partout et d'ailleurs ; des inédits que le poète voulait voir publier. Pour aller plus loin et comprendre au plus juste la poésie et le personnage que fut Bédouin : une préface de Claude Courtot : un indispensable point de repère, une introduction sensible à la poésie par un autre animateur du surréalisme d'après-guerre ; une biographie et une bibliographie de Jean-Louis Bédouin ; un ensemble de textes éclairant sur Jean-Louis Bédouin, écrits par ses amis ou ses commentateurs : Jacques Baron, José Pierre, Édouard Jaguer... Son œuvre plastique étant indissociable de sa poésie écrite, le livre est accompagné de reproductions d'oeuvres de Jean-Louis Bédouin. Des portraits photographiques de Bédouin tout au long de sa vie jalonnent l'ensemble du recueil. La plupart de ses photographies ont été prises par Pierre Berenger, ami de longue date et compagnon de création de Jean-Louis Bédouin. En fin de volume, est placé le thème astral de Jean-Louis Bédouin dessiné à la main par André Breton et jamais publié.