Parution : mai 2003 Pages : 96 pages Format : 105x170 ISBN : 2-84797-054-1
L’Excuse de la vie : quand la vie est l’auto-justification de la vie – ou l’apologie douce du suicide. L’Arbre, le doute : entre l’arbre et le doute, il n’y a que l’homme, autrement dit son ombre et le vide. La poésie comme têtard égaré en chemin.
illustration de Manu RichInnocents, nous sommes tous innocents. N’aurions-nous rien à nous reprocher ? Les arbres meurent et la pluie est accusée. Nous avons des mains belles et gantées d’or et des journalistes se pendent parce qu’ils n’ont pas su leur mettre encore un peu de diamants dans les paumes. Nous n’avons que des miettes de tabac dans notre bouche. Elles ne nuisent pas à la parole. Mais comment font-elles, ces femmes en tablier derrière leur comptoir, comment font-ils, ces hommes, jeunes, avec leur mallette au poignet, pour s’en remettre à quoi ? À la fin de la semaine, à l’été prochain, à l’augmentation sur la fiche de paie, à la vidange de l’auto, aux courses à faire à l’hyper, à la salle de bain à retapisser, à… ? J’ai acheté un phare et c’est à l’intérieur, dans ce vide fou cerné de marches et haut de plusieurs dizaines de mètres, que je me jette et personne ne le voit. Auteur d’essais (Les Nouvelles passerelles de l’extrême-droite, La Parole en chantant, etc.), de romans (Ne me tuez pas, Adèle au-delà de l’ombre), de livres pour enfants (Petits penaud, Les Belles babouches) et de poésie (Se vouloir vivant), Thierry Maricourt signe ici deux récits empreints tant de poésie que de désespoir.