Table des matières
Préface
À demain Si-Mehdi!
Jean Ziegler
Ouvertures
Ouverture 1
Leila Shahid
Ouverture 2
Sidiki Kaba
Ouverture 3
Henri Leclerc
Assassinats politiques: crimes d’État et raison d’État
Le sens du colloque, le rôle de Mehdi Ben Barka
Bachir Ben Barka
Les responsabilités marocaines et françaises
Maurice Buttin
Le recours à l’assassinat politique contre les mouvements de libération
Victoria Brittain
Crimes d’État et impunité
Patrick Baudouin
Assassinats politiques, silences et complicités d’État
Jean-Baptiste Rivoire
Le travail de justice et de vérité
La lutte contre l’impunité
Mohamed Sebbar
Mehdi Ben Barka ou la conscience nationale
M’hammed Aouad
Mémoire, histoire et écriture. Ben Barka ou la «profanation de l’homme» par
Aragon Geneviève Chovrelat
De la Tricontinentale à l’altermondialisme : les nouvelles formes de la solidarité internationale
De la solidarité afro-asiatique à la solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine: le rôle de Mehdi Ben Barka
Otmane Bennani
Droit des peuples et droit international. La déclaration d’Alger
Salvatore Senese
Le mouvement altermondialiste et le mouvement historique de la décolonisation
Gustave Massiah
Postface
Après Bandoeng, du Caire et d’Alger à La Havane : Ben Barka et la Tricontinentale
René Gallissot
Annexes
Mehdi Ben Barka le pédagogue,
Mahdi Elmandjra
Témoignages de Lakhdar Brahimi, Henryane de Chaponay, Gilles Martinet, Gilles Perrault, Mohammed Mansour, Mohamed Bensaïd Ait Idder
Biographie (1920-1965 ?)
L’affaire Ben Barka
Les assassinats politiques commis en France
Quelques «affaires»
Les crimes politiques coloniaux au Cameroun
Farhat Hached, un crime d’État
Remerciements

Lors de son enlèvement à Paris, le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka préparait la conférence Tricontinentale, qui s’est tenue à La Havane en janvier 1966, et dont l’objectif était la convergence des mouvements de libération du tiers-monde. Cette dimension de l’activité du dirigeant marocain, quarante ans après son assassinat, explique pourquoi sa contribution aux questions politiques, sociales et économiques du tiers-monde reste toujours une référence. En effet, si le monde a profondément changé, les questions soulevées par l’artisan de la Tricontinentale demeurent. De nouveaux défis, imposés par la mondialisation, sont apparus et obligent à de nouvelles approches autour des mêmes problématiques : la nécessité de développer de nouvelles formes de solidarité entre les peuples.
Malgré tout ce qui a été tenté pour occulter son image ou brouiller sa mémoire, Mehdi Ben Barka reste l’une des personnalités les plus marquantes du 20e siècle et Daniel Guérin avait raison quand il écrivait : « Ce mort aura la vie dure ; ce mort aura le dernier mot. »
Bachir Ben Barka est le fils de Mehdi Ben Barka, il est maître de conférence à l’IUT de Belfort-Montbéliard.
Jean Ziegler est un écrivain suisse renommé ; dernier ouvrage paru : L’Empire de la honte.
Leila Shahid, représentante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Henri Leclerc, ancien président de la Ligue des droits de l’Homme.
Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka.
Victoria Brittain, chercheuse associée à la London School of Economics, collaboratrice du Monde diplomatique.
Geneviève Chovrelat, auteure de Louis Hémon, la vie à écrire, Louvain (Belgique), Peeters.
Gustave Massiah, vice-président d’Attac.
René Gallissot, historien, ancien directeur de l’Institut Maghreb-Europe de l’université de Paris 8, auteurs de nombrreux ouvrages sur le Maghreb.
Sidiki Khaba, président de la FIDH.