Table des matières
Michel Prum, Introduction
Martine Piquet, Le génocide “soft” des
Aborigènes australiens
Marie-Claude-Barbier, L’apartheid : une
justification théologique du racisme
Fatiha El Ghorri, La genèse du mouvement
asiatique américain : un paysage ethnique
fragmenté (1847-1945)
Noëlle de Chambrun, Le dernier des
Mohicans :
la Frontière et le “Vanishing Indian” chez
James Fenimore Cooper
Lucienne Germain, Les dérives d’Internet :
un nouvel espace médiatique pour “l’incitation
à la haine”
Neil Davie, “Entre le fou et le sauvage” :
Les théories scientifiques du criminel en
Angleterre (1850-1914)
Janie Mortier, Marie Stopes entre
eugénisme et féminisme
Stéphane Guy, Le surhomme de George
Bernard Shaw
Susan Clayton, Sélection contre-nature ?
Rencontre entre des porte-parole de
l’homosexualité et l’eugénisme au tournant
du XXe siècle, en Angleterre et en France
Simon Taylor, La recherche sur l’embryon
humain et le pragmatisme législatif, Étude
comparative du droit anglais et du droit
français

De l’Australie où, deux ans après les Jeux de Sydney, la situation des aborigènes reste une question brûlante, à la Californie, où les Asiatiques, alors même qu’ils n’étaient encore qu’une poignée, étaient stigmatisés au nom du “péril jaune”, ce livre couvre l’aire anglophone et cherche à comprendre l’origine de la haine raciale. En Afrique du Sud, la religion a joué un rôle déterminant dans la mise en place de l’apartheid. La haine s’exprime aussi sur internet, sur les sites racistes et révisionnistes. Le corps est une fois de plus l’objet de toutes les récupérations idéologiques, aussi bien dans les théories des criminologues anglais du XIXe siècle que dans l’eugénisme de George Bernard Shaw ou de la féministe Marie Stopes. Même la gauche britannique et les milieux homosexuels du début du 20e siècle se réclament de ces courants biologisants. Rapprochements “paradoxaux” mais édifiants… Au 21e siècle, l’eugénisme se fait plus discret, mais les dernières avancées de la génétique risquent de lui ouvrir des possibilités beaucoup plus inquiétantes. Publié avec le soutien de l’université Paris 7