Table des matières
Dédicace et remerciements ........................................................................ 5
Introduction ............................................................................................. 7
Chapitre 1
L’affaire Montel ou quand le Vatican
« met sa conscience à l’abri derrière des mots » .... 13
Chapitre 2
Brève remémoration de l’affaire Mortara ............................................... 25
Chapitre 3
L’Univers et les justifications catholiques du « comble de l’horreur » .... 37
Chapitre 4
L’enjeu politique du Vatican, de Veuillot à Drumont .............................. 53
Chapitre 5
La version du père Mortara ..................................................................... 63
Chapitre 6
Des limites de la position de l’abbé Delacouture .................................... 67
Chapitre 7
La position « libérale » et laïque, du Journal des débats au Charivari ...... 71
Chapitre 8
L’enjeu libéral et laïque pour la séparation
et « point de propriété territoriale » ....... 87
Chapitre 9
L’Univers israélite et Les Archives israélites ou « le baptême c’est le vol » ...... 93
Chapitre 10
L’enjeu pour la pensée juive ou « plus ça change… » ............................ 103
Chapitre 11
La position du Second Empire ou
comment séparer le sceptre du bâton pastoral .............................. 115
Chapitre 12
Les affaires Coen, Cagli et Annie
ou la « noire fantasmagorie » du Vatican ........................... 129
Chapitre 13
Primat du baptême ou de l’antisémitisme ? ........................................... 139
Chapitre 14
L’absolutisme catholique originel et Nostra Aetate ............................... 163
Chapitre 15
1953 et l’affaire Finaly, l’affaire Beckmann
ou comment fut rééditée l’affaire Mortara ....... 179
Chapitre 16
Une affaire oubliée, ou comment se fabrique la mémoire historique ....... 203
Chapitre 17
L’enjeu Mortara aujourd’hui
ou mettre un terme à l’absolutisme des deux « ordres » ........... 239
Post-scriptum : un point de méthode ........................................................ 263
Conclusion, ou « l’absolutisme, voilà l’ennemi » ............................................ 269
Bibliographie ......................................................................................... 277

Le 23 juin 1858, Edgardo Mortara est enlevé à ses parents, à Bologne. Les coupables du rapt assurent agir au nom du pape Pie IX, et que, cet enfant juif, étant considéré chrétien par les autorités catholiques, il ne peut rester plus longtemps parmi des juifs. En dépit des protestations des parents, leur fils leur est enlevé, envoyé à Rome ; on en ferra un prêtre, prêt à tenter e convertir sa mère. Régulièrement, le Vatican encourageait de tels enlèvements. Mais, pour la première fois, la protestation des parents va devenir une campagne internationale. Le débat est particulièrement vif en France. Or, s’il y a eu des livres en italien et anglais, le présent ouvrage est, pour les cent cinquante ans de l’affaire (2008), le premier livre écrit en français. Le livre étudie trois autres affaires comparables : affaire Montel (1840), Coen (1864) et Finaly en 1953. Il est montré que le Code canonique de 1983 prétend toujours que l’Église catholique peut baptiser y compris « contre l’avis des parents ». Cette prétention est, en fait, une conséquence de l’absolutisme fondateur du christianisme, dont les caractéristiques sont également étudiés, ainsi que son caractère foncièrement antisémite. Un chapitre étudie spécialement les raisons et les acteurs du fait que cette affaire est tombée dans l’oubli. Enfin, cette affaire a connu un nouveau débat, en 2000, lorsque Jean-Paul II décida de béatifier le pape antisémite des affaires Mortara et Coen. Comment le Vatican a-t-il pu procéder et avec quels soutiens et alliances, c’est l’ultime question étudiée.
Lire le compte rendu de Normand Baillargeon dans A babord, Revue sociale et politique (Québec), avril-mai 2009 : cliquer ICI.