Table des matières
Remerciements
Préface à l’édition anglaise..
Préface à l’édition française
1re partie : sur l’orbite de la révolution
Introduction
Chapitre 1 : Au service de la révolution (1917-1921)
En route vers Petrograd
Rencontre avec le bolchevisme et le marxisme
Dans la tourmente révolutionnaire russe
De l’anarchisme…
… Au bolchevisme
Le bolchevik Serge dans le Komintern et la guerre civile
Écrire sur un pays en guerre
La révolution à l’épreuve du traité
Un possible réduit en cendres : la Finlande
La guerre civile : la Tchéka, la terreur et la répression révolutionnaire
La Pologne et la marche de Staline sur Lvov
Le communisme de guerre et la tragédie de Cronstadt
Cronstadt
Un totalitarisme émergent
Centralisme bureaucratique et NEP contre « communisme des associations » ?
Désillusion et retraite romantique
Chapitre 2 : Bloqué à Berlin, neutralisé à Vienne, jeté dans l’arène soviétique
Impressions de Berlin
Retour à Berlin : le Komintern et la révolution de 1923
L’échec de l’octobre allemand
Observation et attente à Vienne : 1923-1925
Écrits de Vienne
Littérature et révolution
Serge et l’Opposition de gauche
Chapitre 3 : Retour en URSS, les luttes de l’Opposition (1926-1928)
Signes de suffocation
L’autodestruction de la révolution
Au sein du Parti bolchevik
La troïka et la campagne antitrotskiste
Du parti d’avant-garde à l’arrière-garde de la bureaucratie
Fondements économiques du problème et question en jeu : les débats des années 1920
Victor Serge : un militant de l’Opposition de gauche
Se battre pour se faire entendre… pendant cinq minutes
Le dixième anniversaire de la Révolution et l’exclusion
Les funérailles de Ioffé, l’exil des opposants… et la question de la capitulation
Les écrits de Serge sur la révolution chinoise
L’Opposition de gauche et la révolution chinoise
L’Opposition vaincue
L’arrestation
Chapitre 4 : La stalinisation (1928-1933) : contre-révolution bureaucratique, solitude et liberté précaire
La « contre-révolution intérieure » : de la NEP au cauchemar
Des révolutionnaires battus en liberté précaire
Soviets 1929
« Bâtir, bâtir, bâtir, exporter, fusiller, bâtir » : le premier plan quinquennal
Résistance
Les procès commencent : même le silence est suspect
La purge des derniers opposants de gauche
Persécution domestique
Le testament de Serge
Chapitre 5 : Orenbourg (1933-1936) : la tombe de la révolution s’ouvre
Le crime d’exister
Orenbourg
Les carrefours
Sous-évaluation du feu du dragon
L’affaire Victor Serge
Expulsion et confiscation
La chasse aux manuscrits perdus
Cahier photos
2e partie : un autre exil et deux autres encore : les dernières années
Introduction
Chapitre 6 : Hors de Russie, dans la nasse européenne
Printemps 1936: les socialistes belges se portent bien
Les retrouvailles de l’Opposition de gauche en exil (printemps-été 1936)
Le labyrinthe et le fil d’Ariane : Victor Serge et les purges
La vengeance de Staline : le rôle de la terreur
Mais pourquoi ont-ils avoué ?
Révolution et réaction
Impuissance intellectuelle, complicité morale : le rôle des communistes et des compagnons de route en Occident
L’obscurité gagne l’Europe : les tentacules du NKVD
Étienne, Serge et Trotski : le NKVD entre les deux opposants
Le « prière d’insérer » : qui en est l’auteur et dans quel but a-t-il été écrit ?
La 4e Internationale, le débat sur Cronstadt et le POUM
Chapitre 7 : Le dernier voyage : du cauchemar au refuge
Le sens de l’histoire
Un naufrage, des naufragés en trop grand nombre et deux ceintures de sauvetage
Le Centre américain de secours
Villa Air-Bel et château Espervisa
De Marseille à Mexico via la Martinique : la chasse au visa et le FBI
Chapitre 8 : Vu du Mexique, où va l’URSS, où va le monde ?
Le stalinisme, l’émergence de la technocratie et du « collectivisme totalitaire »
Conclusion
Notes
Bibliographie
Notices
Index

Victor Serge a été le témoin des grandes tragédies et des espoirs qui ont marqué le 20e siècle. Susan Weissman s’attache dans cette biographie à nous faire découvrir un Serge inattendu : elle nous fait suivre pas à pas le développement de la pensée et de l’action de l’auteur de S’il est minuit dans le siècle.
Russe élevé en Belgique, son parcours se poursuit à Paris où l’entraîne ses convictions anarchistes. Il y fréquente la célèbre bande à Bonnot et, après une lourde condamnation, il rejoint Barcelone où couve l’insurrection.Attiré comme par un aimant par la révolution des soviets, il gagne Petrograd où il découvre une révolution en danger. Il devient rapidement proche des bolcheviks dont il rencontre les plus éminents dirigeants, Lénine et Trotski notamment, et participe à la lutte désespérée de cette révolution pour briser son isolement et son étranglement.
Victor Serge est aussi le témoin accusateur de la montée victorieuse du cancer bureaucratique stalinien, qui détruit de l’intérieur la Russie soviétique et la révolution.Arrêté, déporté, il est sauvé d’une mort certaine grâce à une campagne internationale. Exilé à Paris, il est pris dans la tourmente du Front populaire, de la révolution espagnole et des procès de Moscou. Quand les chars nazis déferlent sur la France, il prend la route de son dernier exil : le Mexique.
Révolutionnaire épris de liberté et d’humanisme, Victor Serge a développé une vision critique, voire iconoclaste, du processus soviétique, ce qui l’a conduit à de nombreux désaccords avec Léon Trotski dont il partageait le combat pour un socialisme démocratique dans la Russie stalinienne et dans le monde capitaliste.
Article de Christian Brouillard paru dans A Babord, janvier-février 2008.