 |  | Table des matièresÉmergence et réductions
Introduction : De l’émergence à l’immanence. Réductions de l’esprit et des systèmes biologiques – François Athané, édouard Guinet & Marc Silberstein
La réduction, l’émergence, l’unité de la science et les niveaux de réalité – Max Kistler
Pouvoirs et limites de la réduction – Mario Bunge
Matérialisme, mécanisme et réduction dans la postérité de Descartes – François Pépin
Comprendre l’organisation des êtres vivants : la structuration dynamique sous contraintes comme modèle de hasard-sélection – Bertrand Laforge
Du programme aux probabilités: réduction et déterminisme génétique après Richard Dawkins – Sophie Bary
Comment la vie est-elle possible ? Temps et réduction dans la problématique du vivant minimal – Thomas Heams
Raisons d’agir et réduction de l’esprit – Edouard Guinet
Un inédit de Bertrand Russell
Spiritualisme et « idéologie de la crise » : le bergsonisme à la croisée des chemins – Jean-Marc Del Percio
La philosophie de Bergson – Bertrand Russell
Impostures
Teilhard de Chardin, l’arbre phylogénétique et l’orthogenèse – Pascal Tassy
Postmodernisme antirationnel chez Isabelle Stengers – Cédric Mulet-Marquis
Résumés/Abstracts
Références bibliographiques
Les auteurs  Au-delà des particules élémentaires, les « choses » qui constituent les objets de la science, depuis les molécules jusqu’aux entités les plus organisées – et les plus éloignées, peut-être en apparence, d’une caractérisation physicaliste –, sont-elles susceptibles, en principe sinon de fait, de se voir réduites aux propriétés des entités minimales : les particules et les forces fondamentales ? Ou bien, faut-il admettre que les niveaux d’organisation sont irréductibles à ces entités ultimes du monde, et donc que les transitions de l’inanimé au vivant, et du vivant au conscient, sont, en principe, inconnaissables ? Ainsi se résument le réductionnisme et l’émergentisme. Si l’émergentisme a connu un regain d’intérêt dans les années 1980, notamment avec une classe de doctrines épistémologiques appelée « matérialisme non réductionniste », le réductionnisme est encore trop souvent perçu avec suspicion. La réduction n’étant pas nécessairement l’élimination, il est un réductionnisme concevable qui n’a certainement pas pour vocation de dénier existence, autonomie et efficience aux multiples sciences, mais bien plutôt de les rendre compréhensibles au sein d’un principe d’unité du savoir. Un dossier de huit contributions (François Athané, Sophie Bary, Mario Bunge, Edouard Guinet, Thomas Heams, Max Kistler, Bertrand Laforge, François Pépin, Marc Silberstein) éclaire ces questions, principalement pour ce qui concerne la biologie et la psychologie. Par ailleurs, Matière première propose pour la première fois en français une version intégrale de La Philosophie de Bergson, texte dans lequel Bertrand Russell, dès 1912, avertissait sur le bergsonisme et le rangeait sous le registre des philosophies antiphilosophiques, de celles qui se précipitent dans la béatitude de l’intuition, dans l’éviction du raisonnement fiable au profit de fatales amphibologies. En guise de préambule, Jean-Marc Del Percio insiste sur les conséquences idéologiques et politiques du succès du bergsonisme. Enfin, on trouvera ici une étude de Pascal Tassy sur Teilhard de Chardin, subordonnant son travail de scientifique à sa quête théologique ; démarche dans laquelle on peut voir la préfiguration du mouvement actuel de l’Intelligent Design. Puis, un article de Cédric Mulet-Marquis sur le relativisme et le mépris postmoderne de la science, tels qu’ils se lisent chez Isabelle Stengers.
Résumés sur www.assomat.info
Recension :
Article d'Antonio Fischetti (Charlie Hebdo, 4 avril 2007).
Divers :
Voir le blog scientifique de l'un des auteurs de cet ouvrage, Thomas Heams : La Terre est bleue comme un labo.
Autres ouvrages à découvrir dans le même thème
|