Table des matières
Éternel féminin
versus Idéal masculin
Préface par
Djaouida Séhili
1. La psychologie
évolutionniste au secours de l’essentialisme
Aux
origines : la sélection sexuelle…
De la
sociobiologie à la psychologie évolutionniste
Les trois
postulats heuristiques de la psychologie évolutionniste
Une
configuration cérébrale ancestrale
Adam et Ève :
une invention neuronale ?
La vérité est
dans la préhistoire
Une
résistante chimère déterministe
Le grand
retour de l’essentialisme
Les dessous
chics de la littérature « psy » évolutionniste
2. De la princesse
aguerrie à la femme accomplie
Sélection
sexuelle et aptitudes naturelles
Les filles
naissent dans les roses et les garçons dans les choux
Du pouvoir du
prince et de l’amour de la princesse
La parole des
femmes et le silence des hommes
De la
nécessité d’extraire le féminisme du lit conjugal
Le travail
féminin dans la stratégie communicationnelle
3. De l’épouse amante à
la mère éducatrice
La boîte à
outils féminine pour « réussir le couple »
Une bien
traditionnelle « histoire d’amour moderne »…
Le joug de
l’horloge biologique pour la « célibattante »
Enfin Mère !
Pour enfin être Femme…
Des « psys »
au secours des mères
Les malheurs
annoncés des petits garçons
Vers une
« joyeuse » complémentarité
Conclusion

Tout
le monde le sait, les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus…
Plus
personne n’ignore que le cerveau des femmes, à -jamais marqué par le cadre
restreint de la grotte et de leur progéniture, les rend incapables de lire des
cartes routières tandis que celui des hommes, programmé pour les chasses
silencieuses sur de grands espaces les -limite dans les échanges verbaux avec
leur compagne.
Pléthore
d’ouvrages « psy » grand public s’inspirent de la psychologie évolutionniste
pour œuvrer à la -restauration d’un dialogue entre les sexes et prôner qu’une
-bonne communication dans le couple n’est possible que si hommes et femmes
acceptent l’évidence de différences immuables et naturelles entre les
sexes.
Au-delà
du projet de clore une soi-disant « guerre des sexes », quelle est la face
« cachée » des discours de ces nouveaux bonimenteurs ?
À
quel dessein nouveau correspond cette vulgate -psychologique qui tente une fois
de plus de légitimer par la science des différences socialement construites
entre les hommes et les femmes ?
Ces
doctrines évolutionnistes qui mythifient la -préhistoire et instrumentalisent
tests cognitifs et techniques de l’imagerie cérébrale, poursuivent un
sempiternel objectif : trouver une trace matérielle des différences naturelles
entre hommes et femmes et par là, faire l’impasse sur la persistance et la
prégnance des inégalités sociales.