Le genre entre classe et nation

Essai d’historiographie grecque

Collection "Nouvelles Questions Féministes"

Auteur: Avdela Efi

Parution : septembre 2006
Pages : 206 pages
Format : 130 x 210
ISBN : 2-84950-045-3


Table des matières

Préface de Michelle Perrot : Femmes dans la cité grecque              

contemporaine

Introduction : Histoire du genre, histoire grecque

Chapitre 1 : Quand classe et genre s’opposent

Chapitre 2 : Genre, famille et stratégies de travail

Chapitre 3 : « Aux plus faibles et nécessiteux » : la 

législation relative à la protection du travail des femmes

Chapitre 4 : Significations contestées : protection et     

résistance dans les rapports des inspecteurs du travail

Chapitre 5 : Classe, éthnicité et genre dans la Thessalonique 

post-ottomane

Chapitre 6 : Nation, citoyenneté et genre (19e-20e siècle)

Bibliographie

Présentation

Les études qui constituent les chapitres de cet ouvrage s’inscrivent dans un double cadre.
D’une part, elles analysent d’un point de vue historique les rapports entre le genre, la classe et la nation, en dialogue avec l’historiographie existante.
D’autre part, elles puisent le matériau empirique nécessaire à cette analyse dans un cadre historique, la société grecque des 19e et 20e siècles, fort peu connu hors de ses propres frontières et rarement pris en compte dans les diverses synthèses d’histoire européenne.
Ce sont des études qui font partie simultanément de l’histoire des femmes et du genre et de l’historiographie grecque. Leur contenu se situe à la croisée de plusieurs champs de recherche historique : la famille, le travail, la citoyenneté, l’identité nationale.
L’histoire constitue à partir des années 1980 un chantier privilégié pour l’élaboration du concept de genre. Son emploi a modifié la façon dont nous pensons la classe et la nation dans des contextes historiques variés.
Or, si les études historiques sur l’appartenance et les rapports de classe ou sur la formation de l’identité nationale se multiplient, qui démontrent comment le genre différencie les perceptions, les représentations et les actions des acteurs historiques, elles concernent toujours un nombre limité de cas dans le temps et dans l’espace.
En se concentrant sur le cas de la Grèce tout en le plaçant dans un contexte historique plus large, le présent ouvrage conteste la base factuelle sur laquelle repose le paradigme dominant de l’histoire des femmes et du genre, et plus particulièrement celui qui se réfère à l’« Europe ».




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