Un zèbre à l’ombre

Etre instituteur en prison

Collection "Nouveaux Regards"

Auteur: Blanc Jean-Marie

Parution : novmbre 2006
Pages : 238 pages
Format : 150 x 215
ISBN : 2-84950-107-7


Table des matières

Préface. Un drôle de zèbre, par Philippe Meirieu

Avant-propos

Introduction

Chapitre 1. De la maison d’arrêt de Nîmes

Le rapport semestriel et le quartier des mineurs

L’affaire des portes fermées

Le téléphone et la psychologue

Et la morale bordel !

L’Association pour la formation professionnelle des adultes et    les «pastilles rouges»

Le quartier des mineurs, la boxe et la musculation

Le bimestre et l’aléatoire

Du côté de l’Association de soutien et de développement aux activités socioculturelles et sportives

Chapitre 2. De l’enseignement en prison

Du calendrier scolaire

Brève histoire de l’enseignement et des enseignants en prison

Comment enseigner en prison ?

Le quartier des mineurs

En classe au quotidien

De quelques réussites

Faut-il enseigner en prisonn?

Chapitre 3. D’un échec à l’autre, et d’une utopie, pour l’instant

D’un colloque l’autre

Un journal en prison

 Et les portes du colloque se refermèrent sur le zèbre

La prison figée

Quelques propositions de réforme

Chapitre 4. De l’éthique

C’est la moindre des choses

Je n’ai pas d’états d’âme

Chapitre 5. Des textes réglementaires

Les conventions de 1995 et 2002

Les circulaires de 1995 et 2002

La circulaire d’octobre 2000

Chapitre 6. Du désagrément

Esquisse de l’analyse d’un échec

La promotion du « naïf » et la chute

Conclusion

Les péripéties plus anodines ou moins facilement objectivables

Dernières nouvelles

Annexes

Chronologie

Internet et le prisonnier

Éthique et zèbre et non zèbre étique

Postface par Gabriel Mouesca

Glossaire

Bibliographie

Présentation

Depuis la parution du livre du docteur Vasseur en l’an 2000, et les rapports multiples qui l’ont suivi, nul n’ignore que les droits de l’homme sont bafoués dans les prisons de France, et que la dignité des personnes détenues y est bien souvent piétinée. La prison a fait la preuve de sa contre-productivité. Elle sécrète l’exact contraire de ce qu’elle est censée produire. De ses murs, elle ne libère que des êtres en souffrance, désocialisés, inaptes à l’insertion, n’ayant pas même, bien souvent, les moyens de subvenir légalement à leurs besoins les plus vitaux. La prison, outil de sanction et de préparation au retour à la vie sociale, n’est que « mangeuse d’hommes », finissant d’achever des êtres cabossés par la vie.
L’auteur a travaillé douze années comme enseignant à la maison d’arrêt de Nîmes. Il raconte son expérience et défend une thèse : la « pénitentiarisation » de l’enseignement en milieu carcéral l’écarte de sa mission. En effet, les conditions d’exercice qui lui sont faites rendent de plus en plus périlleuse l’exécution de la mission qui lui est pourtant explicitement assignée. Une mission qui, comme le préconise la circulaire d’orientation signée par les ministères de l’éducation nationale et de la justice, doit se fixer trois objectifs : « soutien à la personne, formation et validation des acquis, ouverture aux différentes formes d’accès au savoir. »
L’auteur s’est basé sur ses observations, sur le journal qu’il a conçu avec ses taulaurds d’élèves, sur ses relations avec ses collègues enseignants et avec le personnel pénitentiaire, sur des mémoires de stages et enfin sur des circulaires et conventions officielles.  

Commentaire

Avant-propos de Gabriel Mouesca, président de l’Observatoire des prisons.
Préface de Philippe Mérieu, directeur de l’IUFM de Lyon, ancien directeur de l’Institut national de la recherche pédagogique.




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