Table des matières
Préface. Un drôle de zèbre, par Philippe Meirieu
Avant-propos
Introduction
Chapitre 1. De la maison d’arrêt de Nîmes
Le rapport semestriel et le quartier des mineurs
L’affaire des portes fermées
Le téléphone et la psychologue
Et la morale bordel !
L’Association pour la formation professionnelle des adultes et les «pastilles rouges»
Le quartier des mineurs, la boxe et la musculation
Le bimestre et l’aléatoire
Du côté de l’Association de soutien et de développement aux activités socioculturelles et sportives
Chapitre 2. De l’enseignement en prison
Du calendrier scolaire
Brève histoire de l’enseignement et des enseignants en prison
Comment enseigner en prison ?
Le quartier des mineurs
En classe au quotidien
De quelques réussites
Faut-il enseigner en prisonn?
Chapitre 3. D’un échec à l’autre, et d’une utopie, pour l’instant
D’un colloque l’autre
Un journal en prison
Et les portes du colloque se refermèrent sur le zèbre
La prison figée
Quelques propositions de réforme
Chapitre 4. De l’éthique
C’est la moindre des choses
Je n’ai pas d’états d’âme
Chapitre 5. Des textes réglementaires
Les conventions de 1995 et 2002
Les circulaires de 1995 et 2002
La circulaire d’octobre 2000
Chapitre 6. Du désagrément
Esquisse de l’analyse d’un échec
La promotion du « naïf » et la chute
Conclusion
Les péripéties plus anodines ou moins facilement objectivables
Dernières nouvelles
Annexes
Chronologie
Internet et le prisonnier
Éthique et zèbre et non zèbre étique
Postface par Gabriel Mouesca
Glossaire
Bibliographie

Depuis la parution du livre du docteur Vasseur en l’an 2000, et les rapports multiples qui l’ont suivi, nul n’ignore que les droits de l’homme sont bafoués dans les prisons de France, et que la dignité des personnes détenues y est bien souvent piétinée. La prison a fait la preuve de sa contre-productivité. Elle sécrète l’exact contraire de ce qu’elle est censée produire. De ses murs, elle ne libère que des êtres en souffrance, désocialisés, inaptes à l’insertion, n’ayant pas même, bien souvent, les moyens de subvenir légalement à leurs besoins les plus vitaux. La prison, outil de sanction et de préparation au retour à la vie sociale, n’est que « mangeuse d’hommes », finissant d’achever des êtres cabossés par la vie.
L’auteur a travaillé douze années comme enseignant à la maison d’arrêt de Nîmes. Il raconte son expérience et défend une thèse : la « pénitentiarisation » de l’enseignement en milieu carcéral l’écarte de sa mission. En effet, les conditions d’exercice qui lui sont faites rendent de plus en plus périlleuse l’exécution de la mission qui lui est pourtant explicitement assignée. Une mission qui, comme le préconise la circulaire d’orientation signée par les ministères de l’éducation nationale et de la justice, doit se fixer trois objectifs : « soutien à la personne, formation et validation des acquis, ouverture aux différentes formes d’accès au savoir. »
L’auteur s’est basé sur ses observations, sur le journal qu’il a conçu avec ses taulaurds d’élèves, sur ses relations avec ses collègues enseignants et avec le personnel pénitentiaire, sur des mémoires de stages et enfin sur des circulaires et conventions officielles.