Le fétichisme chez Marx

Le marxisme comme théorie critique

Collection "Mille marxismes"

Auteur: Artous Antoine

Parution : avril 2006
Pages : 206 pages
Format : 150 x 215
ISBN : 2-84950-072-0


Table des matières

Table des matières

Introduction

Chapitre 1. Désenchantement du monde et fétichisme

Un détournement de la catégorie de fétichisme

Le désenchantement du monde

Imaginaire religieux et formes précapitalistes

Les « fantasmagories » de la marchandise

Des choses « sensibles suprasensibles »

Des formes de pensées qui ont une « objectivité »

« Des rapports sociaux entre les choses »

« Les individus sont désormais dominés par des abstractions »

La particularité des rapports de production capitalistes

Le fétichisme comme forme d’existence des rapports de production capitalistes

Commentaires

Religion, aliénation, fétichisme

L’hégéliénisation du marxisme

« Fétichisme du don » et fétichisme de la marchandise

Chapitre 2. « Chosification » des rapports sociaux et « personnification » des choses

La marchandise comme forme sociale

Le fétichisme de la marchandise

La subsomption du travail sous le capital

Le fétichisme des forces productives subsumées par le capital

Commentaires

La théorie de la valeur-travail selon Ernest Mandel

La théorie de la forme valeur

Travail abstrait et abstraction réelle chez Jean-Marie Vincent

La bureaucratie moderne comme « hiérarchie de savoir »

Chapitre 3. Fétichisme, réification, rationalité instrumentale

Le travail abstrait selon Lukács

Du côté de Max Weber

Fétichisme et quantification

Force de travail et « travailleur libre »

Dialectique de la forme valeur et figures de la rationalité

Commentaires

À propos des Manuscrits de 1844

Sociologie de l’action et matérialisme des relations sociales  (Weber et Marx)

Chapitre 4. La production de formes d’individuation :  le sujet politico-juridique et le travailleur parcellaire

Les individus comme « porteurs » des rapports de production

Le sujet juridique comme forme sociale

Fétichisme juridique et individualisme marchand

La figure du travailleur parcellaire

État et force de travail

Subsomption réelle, disciplines et captation de l’agir humain

Des procès de socialisation contradictoires

À propos de l’individualisme moderne

Commentaires

Sur le concept de force de travail

Disciplines, souveraineté et droit chez Michel Foucault

Chapitre 5. Fétichisme et communisme

« Représentons-nous une réunion d’hommes libres »

La société « ne sera plus qu’un seul bureau et un seul atelier »

La bureaucratie comme « cerveau universel »

Plan et « valeur indice »

Le fétichisme de l’« État-plan »

« Les acquêts de l’ère capitaliste »

« L’administration » comme point aveugle

Autonomie du procès de production et contrôle social

La production comme sphère séparée

« Des rapports transparents et rationnels avec ses semblables  et avec la nature »

Commentaires

Marx et le dépérissement de l’État

Marx et le travail : deux problématiques de l’émancipation

Appropriation publique et sociale de la production

Conclusion. À propos du marxisme comme théorie critique

Bibliographie

Présentation

En cette époque de marchandisation du monde, l’actualité de Marx tient tout entière dans les phrases par lesquelles débutent Le Capital : « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. L’analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse sera par conséquent le point de départ de nos recherches».
Marx ne s’en tient pas à une analyse  « économique », au sens courant du terme, du capitalisme. Il le fait certes, et nombre de ses analyses gardent toutes leurs pertinences pour comprendre la mondialisation capitaliste. Mais il va plus loin. Pour lui la marchandise n’est pas la forme naturelle des produits du travail, mais une forme sociale particulière, générée, justement, par la production capitaliste. Et pourtant, tout se passe, comme, s’il était naturel que ces produits se présentent sous la fomre marchandises possédant une valeur.
C’est que, explique Marx, « un rapport social déterminé des hommes entre eux (revêt) pour eux la forme fantastique d’un rapport des choses entre elles ». La marchandise, comme « choses sociales » a donc un « caractère fétiche » dont il faut percer le secret en analysant les particularités des rapports de production capitalistes. Marx ne considère pas ceux-ci comme de simples rapports « économiques », mais comme des rapports sociaux. C’est-à-dire comme des rapports qui structurent d’une certaine façon l’objectivité du social, mais également les formes de socialisation des individus.
Voilà pourquoi Le Capital porte comme sous-titre « critique de l’économie politique ».  Parce que, pour percer les mystères de la marchandise, il faut produire une analyse critique de ces formes d’objectivité du social et de socialisation des individus. C’est cette dimension de l’analyse de Marx que veut restituer l’auteur. Il ne s’agit pour l’auteur de se livrer à une exégèse détaillée du Capital, mais de restituer l’intérêt toujours actuel de cette approche, des questions qu’elle pose et des problèmes auxquels elle se heurte. Ce faisant, il entend également revenir sur « la tradition marxiste ». Bien souvent, elle a occulté cette approche de Marx, mais il a également existé une « marxisme critique » qui, au contraire, mettait au centre l’analyse marxienne du fétichisme.



Autres ouvrages à découvrir dans le même thème
Marx, l'État et la politiqueTravail et émancipation sociale  

Marx, l'État et la politique

Travail et émancipation sociale

Artous Antoine

Artous Antoine

25,00 €

17,00 €


Clikeo / Micasa - Création site internet