Table des matières
Claudio Batalha : Syndicalisme révolutionnaire et syndicalisme réformiste : les modèles du syndicalisme européen dans le mouvement ouvrier brésilien 1906-1920
Bart de Wilde et Kattleen Sottiaux : Le syndicat du textile belge et la coopération internationale comme illustration du " national-internationalisme " 1885-1910
Reiner Tosstorff : Moscou contre Amsterdam – Internationale syndicale rouge 1920-1937
Bob Reinalda : La Fédération internationale des transports 1914-1945
Tania Régin : Les internationales syndicales en crise ? 1945-1980
Gérard Fonteneau : La Confédération mondiale du travail à la recherche d'un renouveau syndical non-aligné sur les blocs 1960-1970
Alain Stern : L'Union internationale des syndicats des industries métallurgiques et mécaniques 1981-1995
Rebecca Gumbrell-McCormick : La CISL et les syndicats des pays en développement : solidarité ou dépendance ?
Corinne Gobin : Légitimation syndicale et rapports de force : la difficile construction d'un syndicalisme transnational – le cas de la CES
Roland Erne : Le syndicalisme, un acteur de la démocratisation de l'Union européenne ?
Udo Rehfeldt : Des conseils de groupe mondiaux aux comités d'entreprise européens

Face à la diffusion du capitalisme à l'ensemble du monde industriel et colonisé, l'idée de solidarité internationale des travailleurs au-delà des frontières a été concomitante à la création des premières organisations socialistes et communistes. De l'Association internationale des travailleurs créée en 1864 à la naissance de la Confédération européenne des syndicats un siècle plus tard, un long chemin a été emprunté, dont les étapes marquantes ont été la lutte contre le fascisme, le choix d'être présents ou non dans les organismes internationaux tels que l'OIT, la structuration par branches professionnelles et régionales. Comme dans ses formes nationales, le syndicalisme a été marqué au niveau international par des conflits idéologiques et politiques et a répondu d'un système d'allégeance étroit, qui vers l'URSS, qui vers les Etats-Unis, sans que la voie d'une solidarité avec les travailleurs du Sud ne soit toujours recherchée de manière effective. Dans le cadre de la Guerre froide, les confédérations mondiales se sont apparentées à de véritables monstres froids, appareils au fonctionnement diplomatique plus que véritables outils de lutte au service des travailleurs. A l'aune du 21e siècle, la donne a cependant changé et le défi pour l'ensemble des forces syndicales consiste à trouver des réponses concrètes et immédiates face à la mondialisation de l'économie, à la volatilité du capital et au développement des multinationales. Cet ouvrage, troisième d'une série de trois, présente des apports jusqu'ici inédits en langue française (sur l'Internationale syndicale rouge, sur la Confédération mondiale du travail et sur les derniers jours de la Fédération syndicale mondiale) et invite le lecteur à bénéficier des premiers apports des archives de Moscou.