Table des matières
Table des matières
Première partie: De l’agriculture moderne à l’agriculture productiviste
Chapitre 1: Le projet de l’agriculture moderne
Aux origines de l’agriculture moderne - Après le seconde guerre mondiale: mise en place de l’agriculture moderne
Chapitre 2: L’agriculture productiviste: l’avènement d’une rationalité purement instrumentale
Deuxième partie: Histoire d’un mouvement social alternatif
Chapitre 3 : Aux origines du RAD: le souci d’un autre développpement agricole
Qu’est-ce qu’un mouvement social ? - Les composantes des groupes pionniers du Réseau agriculture durable - Le CEDAPA et l’ALDIS: groupes pionniers du réseau agriculture durable
Chapitre 4: Un mouvement social hybride face au risque écologique
Le mouvement écologiste dans l’ouest de la France - Les années 1990: retour et globalisation des problèmes d’environnement - Le Réseau agriculture durable: histoire d’un mouvement social
Troisième partie: Co-produire un environnement durable, du sens et de la pluralité
Chapitre 5 : Agriculture durable et technique
La question de la technique - L’agriculture durable: pour un rapport mesuré à la technique
Agriculture durable et agriculture raisonnée: nostalgie utopique versus triomphe de la technique
Chapitre 6: Agriculture durable et économie
La bioéconomie: de l’économie-monde au monde-nature - Agriculture et bioéconomie
La bioéconomie au service de l’évaluation de l’agriculture durable - La bioéconomie: une éthique pour le futur
Chapitre 7 : Agriculture durable et politique
Le fait associatif: nouvelle figure du lien social ? - La dynamique intra et inter-associative du RAD - Une organisation productive originale
Chapitre 8: De l’agriculture à la culture
Agriculture et nourritures terrestres - La culture est le monde de l’homme
Conclusion

Partant d’une remise en cause de l’agriculture productiviste, ce livre explore ce que pourrait être ou ce que sera demain une agriculture durable en France et au-delà, sur l’ensemble de la planète. Sous la forme d’un récit et en adoptant un point de vue sociologique critique, l’ouvrage analyse l’histoire et la dynamique d’un mouvement paysan français très actif et encore peu institutionnalisé. Mouvement social qui apporte un démenti à la prophétie récurrente selon laquelle les paysans seraient condamnés à disparaître. Prenant rang parmi une impressionnante lignée de prophètes, Henri Mendras avait lui aussi, dans un ouvrage resté célèbre, annoncé. dès 1967, La fin des paysans. Quoiqu’en ait pensé Mendras, cet ouvrage reprend cette question ancienne à nouveaux frais et soutient que la question de la fin des paysans est aujourd’hui encore, et a fortiori, dès l’instant où l’on cesse de la circonscrire à la vieille Europe, d’une brûlante et tragique actualité. Cette question est d’autant plus paradoxale que l’élargissement de l’Europe à dix nouveaux pays, dans lesquels le secteur primaire est très important, va s’accompagner de la disparition de nombreuses petites exploitations et ceci à un moment où il semble à beaucoup irréaliste de vouloir exporter le modèle occidental dans les pays dits «émergents». D’un autre côté, la constitution en réseau de nombreux paysans de la planète au sein par exemple de Via Campesina indique clairement que le milliard de paysans qui cultive encore la terre n’entend pas assister à sa propre liquidation en toute passivité.