Table des matières
Avant-propos, Olivier Frachon, Michel Vakaloulis
1. Droit à l’énergie, état des lieux
Quand l’utopie se fait réalité, Olivier Frachon - Droit à l’énergie et légitimité sociale, Michel Vakaloulis
2. Acteurs et pratiques du droit à l’énergie
Penser global, agir local ?, Collectif de travail de Bordeaux - Respecter la dignité des démunis, Huguette Garsmeur, Denis Prost - Une percée difficile, Jean-Paul Morel - Le courant ne passe plus !, Malika Zediri - À l’épreuve du terrain, Josiane Bernard, Jocelyne Riou - Le droit à l’énergie : un devoir de l’entreprise ?, Josette Fourrier - Droit à l’énergie ou droit aux énergies ?, Michel Duhen - Droit à l’énergie et mouvement syndical, Yves Beausoleil, Bernard Gitton, Vincent Marzolf, Jean-Marie Parant, Patrick Pierron - Faire du droit à l’énergie un droit fondamental, Michel Clerc - Argentine : le tarif social, un pas vers la reconnaissance du droit à l’énergie, Marie-Claire Lamoure - L’expérience britannique en question, John Loudoun, Greg Thomson - Un droit du citoyen pour un avenir collectif, Olivier Frachon
3. Annexe
La crise de l’électricité à Soweto, Afrique du Sud
4. Glossaire

Ce livre est le fruit d’une démarche collective. Son idée directrice réside dans le souci de consigner sur le papier l’expérience acquise au fil des initiatives engagées par les représentants des salariés d’EDF et GDF autour du droit à l’énergie. Il n’est pas seulement le récit d’une aventure qui a modifié les perceptions et les points de vue des acteurs ; il est aussi l’état de la diversité des opinions et des situations sur une question essentielle tant au niveau de nos pays développés qu’au niveau mondial. Autant dire que le présent ouvrage est conçu comme un outil d’intervention critique en faveur d’une « affaire de civilisation », d’un droit universel qui interroge les conditions actuelles d’exercice de la citoyenneté. Sa visée est double, donner à voir et faire parler, dévoiler et exprimer. Les différents auteurs de cet ouvrage (syndicalistes, militants associatifs ou acteurs institutionnels) restituent dans leurs textes une demande collective de prise de parole et d’expression de celles et ceux qui ont contribué à l’émergence et à la concrétisation du droit à l’énergie, et par là, au combat contre l’omnipotence du marché, pour un monde plus humain et solidaire. Le droit à l’énergie, c’est bien évidemment l’assurance que nul ne puisse être privé d’une énergie vitale à tous et à tout moment. Sa force est celle d’une exigence démocratique moderne : le service public contribue à la vie des campagnes, crée du lien social dans les banlieues, renforce la solidarité… Mais la mise en avant de ce droit est aussi la prise de conscience que deux milliards d’êtres humains sur notre planète n’ont pas accès à l’électricité et que le souci de la satisfaction des besoins énergétiques ne peut pas se faire au détriment de l’environnement et de l’avenir de la planète.