L’Éducation national, c’est plus de 14 millions d’élèves et d’étudiants
et plus d’1 million d’enseignants. Le service public de l’éducation est le plus
important en France. Son avenir est menacé par l’application sans retenue d’un libéralisme
aveugle. Un des services publics les plus importants, certes, tant par le
nombre d’élèves et d’étudiants, de personnels enseignants ou non, que par ses
missions : former et éduquer la jeunesse, considérée par tous comme l’avenir
d’une nation. Pourtant, avec le service public de la santé, c’est probablement aujourd’hui
le service public le plus décrié et le malmené, depuis qu’il s’agit de «
dégraisser le mammouth ». Tout est bon : suppressions massives de postes,
abandon de la carte scolaire, suppression progressive des dispositifs d’aides (Rased,
éducation spécialisée, Clin, etc.), soutien délibéré à l’enseignement privé,
démantèlement et mise en concurrence des Universités (loi LRU), menaces sur
l’existence même de la maternelle, etc. La conséquence la plus lourde socialement
de cette politique ultralibérale (toutes les statistiques le montrent), c’est
que les inégalités sociales au sein de l’école sont de plus en plus élevées, l’échec
scolaire de plus en plus socialement marqué ; les inégalités de formation,
d’accès aux « bonnes » écoles, aux filières sélectives, aux emplois n’ont
probablement jamais été aussi importantes, creusées par les politiques
libérales qui trouvent, ici, un point d’application dramatique. Cette Note de
la Fondation Copernic ne se contente pas d’un bilan critique du démantèlement
du service public de l’éducation, elle produit surtout un ensemble de
propositions alternatives, pour qu’école rime enfin avec égalité des chances et
promotion sociale.