Depuis 1993, les « réformes » du système
de retraites se suivent… et se ressemblent. Pour l’avenir, de nouvelles
mesures s’apprêtent à remettre en cause le droit à la retraite à 60 ans
et à rallonger encore la durée de cotisation des salariés du privé
comme des fonctionnaires. Face à l’augmentation du nombre de retraités,
il s’agit fondamentalement pour le gouvernement de baisser le montant des
pensions.
La
paupérisation des retraités est programmée. Le système par répartition
basée sur la solidarité entre les générations est ainsi petit à petit
vidé de son contenu.
Si
l’objectif de le remplacer par un système par capitalisation a pris du
plomb dans l’aile avec la succession de crises financières, il n’est
cependant pas abandonné.
Des
« réformes systémiques » du système par répartition sont, de plus,
envisagées qui en transformeraient la logique avec l’instauration d’un
régime à points ou à « comptes ». D’autres solutions existent pourtant,
comme ce livre le montre, à condition de lever plusieurs tabous.
Elles
supposent un nouveau partage de la richesse produite en s’attaquant aux
revenus financiers, ce qui est possible par l’augmentation des
cotisations.
Elles
supposent aussi un partage de l’emploi en cessant de focaliser sur
l’augmentation de l’emploi des seniors, pour viser à réduire le chômage,
notamment celui des jeunes, et à améliorer le taux d’emploi des femmes
en même temps que leurs conditions d’emploi. Il s’agit donc de
travailler moins longtemps t non pas plus uand la productivité
augmente et de mieux répartir emplois et revenus.
Ce
livre, qui s’appuie sur les chiffres du rapport d’avril 2010 du Conseil
d’orientation des retraites (COR), en fait la démonstration.