Table des matières
Première partie
Introduction. Pourquoi une campagne ?
[1] La santé au travail, mise en perspective
Une organisation du travail qui met le salarié sous pression
Du côté des femmes, le déni
Sans-papiers :
des accidents clandestins
L’amiante, une lutte emblématique
[2] Lutter pour la santé au travail
[3] Obtenir justice
Les difficultés du pénal
Indemnisation versus condamnation ?
La mise en danger de la vie d’autrui
Une dimension internationale
Le rôle déterminant de la sous-traitance
[4] Propositions
L’institution judiciaire :
pierre angulaire d’un changement de perspective
Représentation du personnel et droit à la négociation
collective
En finir avec les conditions de travail nocives en
garantissant le droit à l’emploi
En finir avec la précarité
Pour une loi sur la sous-traitance
Pour un service public de médecine du travail
Renforcer l’inspection du travail
Conclusion
Deuxième partie
Témoignages
Troisième partie
Contributions

Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue.
Le nombre de maladies professionnelles a explosé, passant de 13 658 en 1996 à
52 979 en 2005.
La course au profit, de moins en moins entravée, sème la
maladie et la mort. La mise en danger d’autrui par des choix de politique
économique bénéficie d’une incroyable mansuétude. Les condamnations restent
rares, et trop souvent symboliques. Trop souvent les procédures relatives aux
accidents mortels du travail sont classées sans suite. Trop souvent les condamnations
ne touchent que les employeurs en bout de chaîne de sous-traitance, tandis que
les grands donneurs d’ordre, dont la responsabilité dans l’organisation du
travail est pourtant essentielle, ne sont qu’exceptionnellement concernés.
La
Fondation Copernic analyse dans ce livre le contexte d’une
telle mansuétude. Elle propose des pistes pour faire de la question de la santé
au travail une question politique au sens plein du terme.
Travailler tue aujourd’hui impunément :
pour combien de
temps encore ?