Table des matières
Introduction
Partie 1 : Crise d’efficacité et crise du financement du système de santé français
Partie 2 : Marché et privatisation dans les réformes des systèmes de santé
Partie 3 : La marche forcée vers la réforme : du rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie à la loi Douste-Blasy
Partie 4 : Des pistes alternatives pour reconstruire un système de santé efficace et solidaire
Conclusion
Notes et bibliographie

Le 1e juillet 2005, les assurés sociaux ont commencé à découvrir les premiers effets de la loi Douste-Blazy, adoptée en août 2004. Les mesures instituées (" gouvernance ", " médecin traitant ", " parcours de soins ", dépassements d'honoraires, dossier médical, tarification des hôpitaux à l'activité, etc.) institutionnalisent en réalité un système de santé à plusieurs vitesses. Déjà en 2003 une Note de la Fondation Copernic, Main basse sur l'assurance-maladie, disséquait le projet de démantèlement de la Sécurité sociale orchestré par le Medef et les forces libérales. En ne visant que la réduction des dépenses publiques remboursables la contre-réforme libérale de Douste-Blazy favorise l'introduction de l'assurance privée dans le système de santé, ce qui augmentera inévitablement les inégalités sociales de santé. Ceux qui prétendent sauver l'assurance-maladie sont en fait les fossoyeurs de la Sécurité sociale solidaire. Cette voie régressive n'est pas irréversible. Les comités de défense citoyens, l'opposition des professionnels de santé et des acteurs de terrain montrent la vitalité des résistances. Des alternatives pour le financement et pour la régulation du système de santé permettraient sa reconstruction dans l'efficacité et la solidarité.